Résumé

Amédée Latour Journal du bombardement de Châtillon… (1871)

A minuit, la fusillade s'allume tout autour du fort et sur ses remparts. C'est un spectacle sublime d'horreur et qu'irrésistiblement je ne peux m'empêcher de contempler du haut de ma maison. Tout le périmètre du fort est en feu; le peu d'artillerie qui lui reste fait rage, mais Meudon, Breteuil et le Moulin-de-Pierre l'inondent de projectiles, tandis que la garnison, du haut des remparts presque entièrement écroulés, décrit dans l'horizon un cercle de feu de mousqueterie qui répond à un autre cercle de feu des Versaillais tirant des tranchées.
Source : Gallica

Amédée Latour Journal du bombardement de Châtillon… (1871)

Par instants, une détonation énorme se fait entendre, un tourbillon de flammes et de fumée s'élève, c'est sans doute quelque amas de poudre qui saute. On entend des cris et des clameurs étranges. Pendant ce temps, les batteries du plateau foudroient les forts de Vanves et de Montrouge, et les empêchent de secourir Issy, tandis que plusieurs bastions de l'enceinte dirigent leurs feux sur le plateau. De tous les côtés, l'horizon est en feu. Le mont Valérien, de toutes ses batteries hautes et basses, tire sur un objectif qui m'échappe.
Source : Gallica

Amédée Latour Journal du bombardement de Châtillon… (1871)

Si les insurgés résistent à outrance, et qu'il faille faire la guerre de barricades, de rues, de maisons, que de temps faudra-t-il pour les réduire ! que de sang répandu! Plus longtemps dure cette guerre impie, plus on espère que la fin viendra de Paris lui-même, d'une réaction intérieure contre les insanités de la Commune, d'une prise d'armes générale de tout ce qui a conservé un peu de courage et de bon sens, un peu d'amour de la patrie, car c'en est fait de la France par la continuation de cette guerre atroce.
Source : Gallica

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