Résumé

A Gautereau Les défenseurs du fort d'Issy et le bombardement de Paris 1870-1871 (1901)

En attendant, au fort, et jusqu'au 22 décembre, la vie reprit son cours régulier et monotone, vie absurde, vie abrutissante s'il en fut, la vie que les mobiles avaient menée en novembre avec l'enthousiasme en moins et un froid terrible en plus : Puisque l'on ne se bat pas, disaient les mobiles, pourquoi ces perpétuelles manœuvres dans la cour? Ces « par le flanc droit », ces « par le flanc gauche ! » Est-ce que l'on ne sait pas tout cela par cœur? Puisque l'ennemi n'attaque pas, pourquoi ces quatre compagnies de grand'garde veillant jour et nuit sur le fort?
Source : Gallica

A Gautereau Les défenseurs du fort d'Issy et le bombardement de Paris 1870-1871 (1901)

Les Français pourront un jour pardonner, mais que l'on le sache bien, qu'aucune nation civilisée ne l'oublie, que les Allemands eux-mêmes s'en souviennent : le bombardement de Paris fut un crime, une lâcheté, un acte de pur vandalisme !
Aussi, dès que les premiers obus tombèrent sur la capitale, les Parisiens, plutôt que de croire à un bombardement, supposèrent-ils tout, même l'absurde : des erreurs de pointage, une crise subite de folie furieuse qui se serait emparée de quelque officier subalterne de l'artillerie ennemie !
Source : Gallica

A Gautereau Les défenseurs du fort d'Issy et le bombardement de Paris 1870-1871 (1901)

Gare Châtillon! crie un guetteur.
On se précipite derrière les anciennes poudrières ; un obus éclata.
Gare Meudon!
On courut vers la casemate des officiers : autres obus!
Encore 25 ou 30 mètres pour gagner les madriers qui protègent le front de nos casemates.
Gare Clamart !
Dans la position où nous nous trouvions, ce cri sinistre équivalait presque à un arrêt de mort; impossible de se garer, le temps manquait; on se fit tout petit, on se coucha. L'obus passa en sifflant au-dessus de nos têtes et alla éclater 5 ou 6 mètres derrière nous.
Source : Gallica

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