Louis Jezierski, Combats et batailles du siège de Paris… (1872)
“ Dans la salle, toute une escouade fait la soupe; naturellement cahiers et pupitres alimentent le feu. Les bivouacs projettent dans le crépuscule des lueurs rougeâtres : subitement une rafale d'obus s'abat sur nos campements. C'est le bonsoir des Prussiens; aux avant-postes la fusillade répond en écho; puis tout se tait. La nuit est tombée, obscure et glaciale; il n'y a pas de nuages au ciel; cependant on ne distingue pas à dix pas devant soi; le froid est noir. Vers le front de nos positions, on entend un bruit sourd; c'est le génie qui creuse des tranchées ”
