Ambroise Rendu

Résumé

Ambroise Rendu Souvenirs de la campagne de Paris (1872)

Le but de l'ennemi n'était sans doute pas de nous infliger de grandes pertes ; là, comme il allait bientôt faire pour Paris, il procédait par intimidation. Le bombardement, dont l'influence sur le moral des troupes est presque toujours efficace, avait pour but de nous obliger à évacuer le plateau qui avait tant gêné l'armée prussienne. Sur ce point, il devait fatalement réussir. N'ayant pas de batteries solides pour répondre aux batteries saxonnes, c'était pour nous
une affaire de temps; et le froid devait se joindre aux obus prussiens pour nous chasser d'Avron.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Souvenirs de la campagne de Paris (1871)

Mais il avait fallu s'arrêter devant le second mur du parc. Crénelé et défendu par des troupes solides, ce mur devait être un obstacle infranchissable pour nos colonnes. Elles se heurtèrent là sans succès. En vain essaya-t-on d'employer là aussi « la dynamite » qui avait produit si bon effet sur le premier mur; en vain avait-on tenté de l'abattre avec de l'artillerie amenée à grande peine sur le plateau. Aucun moyen ne réussit. Les hommes durent passer toute la journée couchés à quelques mètres de ce mur que leurs balles n'entamaient pas et d'où l'ennemi pouvait tirer à l'abri et à coup sûr.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Souvenirs de la campagne de Paris (1871)

Le spectacle qui s'offre à mes yeux est saisissant. De tous côtés, les maisons du plateau, qu'occupaient les officiers ou les hommes, se sont effondrées sous les obus; les parois sont éventrées, les murs qui servent d'abri à nos troupes sont crevassés en maints endroits, les arbres sont fauchés : on dirait que la grêle a passé par là, coupant et broyant sous son passage tous les obstacles. Dans la terre, d'énormes trous noirs et semblables à un sillon, indiquent où le projectile est tombé, lançant autour de lui des éclats et des pierres.
Source : Gallica

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