Ambroise Rendu, Souvenirs de la campagne de Paris (1872)
“ Le but de l'ennemi n'était sans doute pas de nous infliger de grandes pertes ; là, comme il allait bientôt faire pour Paris, il procédait par intimidation. Le bombardement, dont l'influence sur le moral des troupes est presque toujours efficace, avait pour but de nous obliger à évacuer le plateau qui avait tant gêné l'armée prussienne. Sur ce point, il devait fatalement réussir. N'ayant pas de batteries solides pour répondre aux batteries saxonnes, c'était pour nous une affaire de temps; et le froid devait se joindre aux obus prussiens pour nous chasser d'Avron. ”
