A. Ballue, Les Zouaves à Paris pendant le siège… (1872)
“ Devant eux la terre, profondément labourée par les obus, se soulève en un nuage rougeâtre ; un épais rideau de fumée leur cache les combattants. Mais la mort passe dans leurs rangs et leur dit assez où est l'ennemi. C'est là qu'ils vont d'un pas fiévreux, insouciants du danger, enivrés par l'odeur de la poudre, poussés par cette force surhumaine qui naît des nobles passions et des généreux enthousiasmes. Devant ce flot humain que rien n'arrête, les Prussiens ont reculé : il était temps ! A son tour, le bataillon de garde nationale placé à notre droite commence à perdre du terrain. ”
