Résumé

A. Ballue Les Zouaves à Paris pendant le siège… (1872)

Devant eux la terre, profondément labourée par les obus, se soulève en un nuage rougeâtre ; un épais rideau de fumée leur cache les combattants. Mais la mort passe dans leurs rangs et leur dit assez où est l'ennemi. C'est là qu'ils vont d'un pas fiévreux, insouciants du danger, enivrés par l'odeur de la poudre, poussés par cette force surhumaine qui naît des nobles passions et des généreux enthousiasmes.
Devant ce flot humain que rien n'arrête, les Prussiens ont reculé : il était temps !
A son tour, le bataillon de garde nationale placé à notre droite commence à perdre du terrain.
Source : Gallica

A. Ballue Les Zouaves à Paris pendant le siège… (1872)

Les coups de canon se suivaient si nombreux et si pressés qu'ils laissaient à peine parvenir jusqu'à nous le crépitement sonore de la fusillade. Un immense nuage de fumée enveloppait le champ de bataille. Au-dessus de nos têtes passaient en sifflant les énormes obus des batteries de marine du plateau d'Avron et du fort de Nogent.
Quand toute l'infanterie eut été massée auprès du Perreux, deux batteries de campagnes se portèrent en avant et couvrirent de projectiles la route de Strasbourg, les pentes et le village de Noisy-le-Grand.
Source : Gallica

A. Ballue Les Zouaves à Paris pendant le siège… (1872)

L'attaque sur Montmesly, d'abord couronnée de succès, fut bientôt arrêtée par les feux écrasants de l'artillerie prussienne, que la nôtre ne contrebattait pas. Ainsi fut annihilé, dès le début de l'action, l'effort de notre aile droite ; l'aile gauche, on se le rappelle, et je ne saurais trop y revenir, fut tenue, sans cause connue ou avouable, immobile pendant plus de la moitié de la journée ; de telle sorte que les Allemands purent, tout à leur aise concentrer leurs forces au centre où la bataille fut des plus meurtrières pour nos troupes.
Source : Gallica

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