Résumé

Henri Le Verdier Paris, assiégé : la chute de l'Empire… (1871)

A partir de ce moment, Paris n'eut plus de défaillances ; il sentit croître son courage avec le danger; tous les citoyens
se sentirent les coudes, comme on dit vulgairement ; on se résigna simplement, sans phrases ni réticences, à vaincre ou à s'ensevelir sous les ruines de la cité. Hélas ! pourquoi faut-il que la faiblesse du Gouvernement de la Défense ait paralysé l'œuvre du salut commun ; pourquoi la lâcheté des uns, la pauvreté intellectuelle des autres ont-elles rendu inutile ce merveilleux instrument d'attaque et de défense qui s'appelle Paris ?
Source : Gallica

Henri Le Verdier Paris, assiégé : la chute de l'Empire… (1871)

Le soir du même jour, tout Paris put voir le ciel en feu du côté de Saint-Cloud. C'était un spectacle grandiose et terrible. Le palais de Saint-Cloud n'était qu'un immense brasier. Les flammes s'élevaient en énormes tourbillons audessus des grands arbres du parc. Une fumée rouge et sombre planait sur les collines, depuis Saint-Cloud jusqu'à Meudon. La Seine, où se reflétait l'incendie, semblait un fleuve de sang ! Hélas ! j'ai revu depuis ce même palais,
jadis si gracieux, au sein de sa couronne de verdure.
Source : Gallica

Henri Le Verdier Paris, assiégé : la chute de l'Empire… (1871)

L'ennemi est le premier à rendre hommage à l'énergie morale et au courage dont la population parisienne tout entière vient de donner l'exemple. Paris a beaucoup souffert ; mais la République profitera de ses longues souffrances, si noblement supportées. Nous sortons de la lutte qui finit, retrempés pour la lutte à venir. Nous en sortons avec tout notre honneur, avec toutes nos espérances, malgré les douleurs de l'heure présente ; plus que jamais nous avons foi dans les destinées de la patrie.
Source : Gallica

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