Joanni d' Arsac

Résumé

Joanni d' Arsac Mémorial du siège de Paris (1871)

Notre douleur, notre humiliation sont inexprimables à la pensée de l'entrée des Allemands sur un point de notre capitale. Au nom du patriotisme, sachons porter notre deuil avec dignité, avec calme, avec noblesse. Au nom de la France, déjà si ruinée et si déchirée, n'aggravons pas nos désastres. Les défenseurs de Paris ont fait bravement leur devoir de soldat devant l'ennemi; le vrai courage consistera maintenant à être maître de soi-même, à s'abstenir d'inutiles provocations envers le vainqueur et à éviter que son passage soit marqué par d'irréparables malheurs.
Source : Gallica

Joanni d' Arsac Mémorial du siège de Paris (1871)

Guerre aux Prussiens seulement !
M. JULES FAVRE. — Il faut que nous constituions immédiatement un gouvernement provisoire.
QUELQUES VOIX. — A l'Hôtel de Ville, alors !
M. JULES FAVRE. — Ce gouvernement prendra en mains les destinées de la France; il combattra résolûment l'étranger, il sera avec vous, et d'avance chacun de ses membres jure de se faire tuer jusqu'au dernier.
CRIS NOMBREUX. — Nous aussi ! nous aussi ! — Nous le jurons tous ! — Vive la République !
UN CITOYEN. - Oui, vive la République ! mais vive la France d'abord !
Source : Gallica

Joanni d' Arsac Mémorial du siège de Paris (1871)

Nos misères ont été illuminées par des trésors de chàrité active du jour et de la nuit. Les salons dorés se sont transformés en ambulances. Les grands se sont rapprochés des petits, et les petits se sont élevés par leurs souffrances et leur résignation jusqu'aux grands. Nos vieux noms ont servi sous les drapeaux dans l'honneur de leur antiquité et dans l'égalité du sang français. Ce qui était séparé s'est trouvé réuni dans un commun sentiment de patriotisme. L'amour de la patrie a présagé le règne de la concorde auquel nous ne nous lasserons jamais de travailler.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature