Fort de Nogent

Définition et enjeux

Pierre Elzéar Christine Bernard (1882)

Le fort de Nogent, les diverses batteries placées sur le plateau d'Avron, sur les hauteurs de Villemomble et, plus bas, au-dessus du village de Neuilly-sur-Marne, évacué par les Prussiens, couvraient de feu Bry et Villiers. A droite et au centre, vers Joinville et Champigny, s'engageait une vive fusillade, que coupait le déchirement âpre et strident des mitrailleuses. Sur le coteau qui s'étendait en face, de l'autre côté de la rivière, on aperçut bientôt les feux des tirailleurs. Les rubans de fumée se déroulaient comme
des serpents le long des chemins et des haies.
Source : Gallica

Louis Jezierski Combats et batailles du siège de Paris… (1872)

Sur l'arrière-plan, le fort de Nogent envoyait obus sur obus dans la même direction; il grondait avec une violence telle, que l'on eût dit qu'il enrageait de ne pouvoir se détacher du sol pour accourir à la rescousse.
Il est neuf heures ; nos positions sont forcées; sur la ligne tout entière, les quelques hauteurs conquises l'avant-veille sont aux Prussiens.
Voici que la scène change. Par l'effet même de la poussée de l'ennemi, toute notre artillerie se trouve
massée sur le front de notre ligne. C'est elle qui, comme une barrière de fer, arrête d'abord l'ennemi, puis reprend l'offensive.
Source : Gallica

Georges de Targes Tablettes d'un mobile : journal historique et anecdotique du siège de Paris… (1871)

Je suis allé, dans la matinée, jusqu'au fort de Nogent où l'on s'attend d'un moment à l'autre à une attaque des Prussiens: depuis deux jours la troupe est sous les armes.
De la Pépinière à Gravelle, l'ennemi a élevé des batteries formidables, et nos officiers d'artillerie estiment à cent vingt le nombre des pièces qui menacent la Faisanderie et le fort de Nogent.
On tiraille continuellement dans la plupart des avant-postes.
Source : Gallica

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