Alfred Robert de Fabre de Montvaillant, La Garde mobile de l'Hérault au siège de Paris… (1872)
“ Les deux nuits des 28 et 29 furent particulièrement fatigantes pour nos compagnies de grand'garde, car des mouvements de troupes, effectués en reconnaissance en avant de nos lignes, les obligèrent à redoubler d'attention. Aucune méprise fâcheuse n'eut lieu cependant, malgré l'impressionnabilité dont les gardes mobiles de l'Hérault étaient encore atteints ; car, s'il leur arrivait d'échanger parfois avec un ennemi réel des coups de fusil au milieu de l'obscurité, il leur arrivait, plus d'une fois aussi, de brûler bien des cartouches contre un ennemi imaginaire. ”
