Alfred Robert de Fabre de Montvaillant

Élements biographiques

Alfred Robert de Fabre de Montvaillant La Garde mobile de l'Hérault au siège de Paris… (1872)

Les deux nuits des 28 et 29 furent particulièrement fatigantes pour nos compagnies de grand'garde, car des mouvements de troupes, effectués en reconnaissance en avant de nos lignes, les obligèrent à redoubler d'attention.
Aucune méprise fâcheuse n'eut lieu cependant, malgré l'impressionnabilité dont les gardes mobiles de l'Hérault
étaient encore atteints ; car, s'il leur arrivait d'échanger
parfois avec un ennemi réel des coups de fusil au milieu de l'obscurité, il leur arrivait, plus d'une fois aussi, de brûler bien des cartouches contre un ennemi imaginaire.
Source : Gallica

Alfred Robert de Fabre de Montvaillant La Garde mobile de l'Hérault au siège de Paris… (1872)

Il ouvrait, en se rapprochant toujours de nous, de nouvelles tranchées pour s'abriter;
des épaulements nombreux pour ses batteries, toutes fortement blindées et multipliées, en face et sur le flanc de nos positions. De pareilles dispositions laissaient pressentir que le bombardement commencé contre les forts de l'Est allait gagner de proche en proche tout le front de l'enceinte. Selon les règles ordinaires de la guerre, l'on pouvait conclure qu'une attaque de vive force succéderait à une pluie de fer et de feu sur les points jugés les plus faibles ou les moins bien gardés.
Source : Gallica

Alfred Robert de Fabre de Montvaillant La Garde mobile de l'Hérault au siège de Paris… (1872)

Tant bien que mal défilés en arrière des créneaux, les mobiles déchargèrent leurs armes et ne cessèrent de les recharger pendant toute la matinée, tirant juste et avec aplomb, sans avoir à souffrir beaucoup eux-mêmes de la fusillade de l'extérieur.
Atteint, au contraire, par les feux de mousqueterie et
par lès décharges de l'artillerie, qui pointait à bonne portée sur des masses, l'ennemi abandonna, dès midi, ses positions d'attaque et se retira précipitamment dans toutes les directions, poursuivi, pendant sa retraite, par la mitraille vomie par nos bouches à feu, admirablement desservies.
Source : Gallica

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