Henry Bordeaux,
Revue des Deux Mondes
“ La fusillade. les mitrailleuses crépitent. C’est dans la nuit un fracas confus que répète l’écho de la vallée. Les fusées rouges partent sans cesse des lignes allemandes. Sur le parapet, l’œil au guet, le fusil au poing, nous sommes les témoins, muets d’horreur, d’un combat mystérieux dont nous entendons le fracas sans voir les acteurs. Des fusées vertes jaillissent de nos tranchées : « Allongez le tir, » tandis qu’une mitrailleuse boche crépite à coups secs et précipités. La vallée s’emplit d’une vapeur opaque, faite de poussière et de fumée, et à travers laquelle on ne distingue plus rien. ”
