Résumé

Armand Dubarry L'Allemagne chez elle et chez les autres (1880)

Mon cher Guido, je suis de l'avis de votre père, et je crois de mon devoir de mère de vous prier de ne compromettre ni votre fortune, ni votre liberté, ni votre vie dans des entreprises plus généreuses que raisonnables. Les prisons d'Italie, d'Allemagne sont remplies d'Italiens. Les grandes puissances ont accepté là servitude de notre patrie, et, tant que l'Europe sera ce que l'a faite la chute de la France en 1815, nous devrons nous borner à espérer des jours meilleurs. La lutte des italiens contre l'Autriche est, dans les conjectures actuelles, celles du pot de terre contre le pot de fer.
Source : Gallica

Armand Dubarry L'Allemagne chez elle et chez les autres (1880)

Mourir sans reproches est moins dur que vivre infâme. La mort ne m'effraye pas, parce que mon âme est tranquille. La vie me serait à charge demain, si je livrais aujourd'hui mes amis.
Aldini, fou de douleur, eut un horrible serrement de coeur.
— Ne pleure plus, père ; ne pleurez plus Arabella, ajouta Guido, en les encourageant, en cherchant à les consoler ; plus tard nous nous retrouverons làhaut, où je vais aller rejoindre ma sainte mère, et goûter, dans sa pureté, cette chose divine qu'on ne connaît pas encore sur terre, et qui se nomme Liberté.
Source : Gallica

Armand Dubarry L'Allemagne chez elle et chez les autres (1880)

Mort aux Allemands !
L'animation qui résultait de la saison du carnaval, du dimanche, de la fréquentation des cafés, des osterie, décuplait l'effervescence politique dans les endroits où ne se montraient pas les patrouilles, et l'on eût dit par là, que la cause autrichienne était perdue dans la lagune, dans la péninsule, tellement le peuple: croit facilement, au milieu des crises qu'il traverse, ce qu'il désire ou ce qu'il redoute.
Guido remarqua avec plaisir ces symptômes non équivoques et en conclut que Venise était prête à briser sa chaîne.
Source : Gallica

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