Étienne-Léon de Lamothe-Langon,
Bonaparte et le Doge. Tome 2
(1838)
“ Malheur, malheur à l'impie ! dit , d'un ton solennel, la vieille femme; malheur au sacrilège qui a consommé la ruine de la patrie ! Ce que vous faites maintenant, ô patriciens, est du travail inutile. Il n'y a plus de Venise; vous avez vu comment la foudre a frappé le Bucentaure; c'est que le doge n'épousera plus la mer. Oui, saint Marc est parti; vous le verrez revenir pour atteler ses quatre chevaux, et son lion s'en ira honteusement orner un monument étranger. Malheur, malheur à Venise tombée ! à Venise qui n'existe plus! ”
