Palais de Justice de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot,  Paris qui souffre. Les Prisons de Paris et les prisonniers (1890)

“ La salle est vaste mais sombre et mal aérée, elle reste toujours imprégnée d'une vapeur humaine, elle prend le peu de jour que les architectes lui ont ménagé sous l'escalier monumental derrière les deux lions qui semblent veiller auprès des statues de la Justice ; quand on gravit ces degrés majestueux, on a sous les pieds tout ce qu'il y a de plus vil, de plus misérable dans Paris; c'est pour un Palais de Justice un singulier piédestal ”
Source : Gallica

Le Palais de Justice de Paris… (1892)

“ LE PALAIS DE JUSTICE
perron, le reflet luisant d'un plancher de religieuses. C'est le jardinet des soeurs du Dépôt.
C'est du Palais le seul charme mystique et peu le connaissent.
Sur l'autre flanc de la galerie, pas de fenêtres. S'il y en avait, elles donneraient sur un préau du Dépôt où grouillent les filles de trottoir prenant leur goûter, et qui n'est séparé de la retraite des soeurs que par un corridor.
”
Source : Gallica

Ferdinand Heuzey,  Curiosités de la cité de Paris… (1864)

“ Jusqu'en 1787, J'entrée du Palais-de-Justice resta formée de deux petites portes cintrées en guichet de prison, qui y donnaient accès en s'ouvrant sur la rue de la Barillerie, alors ruelle étroite et sombre. A cette époque, Louis XVI fit déblayer les ignobles bâtiments qui encombraient la rue et la place ; la façade fut rajustée, la cour s'étendit derrière une grille remarquable par le goût et la richesse; un grand et bel escalier conduisit à la galerie par un péristyle, au front duquel on plaça les figures de la Justice, de la Prudence et de la Force. ”
Source : Gallica

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