Pierre Bouchardon, Hélène Jégado, l'empoisonneuse bretonne (1937)
“ Mais la cuisinière tient entre ses mains la vie de tous. Elle n'a qu'à vouloir pour qu'on meure. Une pincée de poudre insipide dans les potions qu'ordonnent les médecins ou dans la soupe aux herbes, et telle jeune fille, débordante de santé, se tordra bientôt dans les convulsions de l'agonie. Et, sacrilège abominable, la mourante verra se pencher sur sa couche une créature hideuse, qui, approchant le crucifix de ses lèvres, lui marmottera : « Embrasse le bon Dieu, ma petite! Voici ton Sauveur! Il a souffert le martyre; il est mort pour toi sur la croix. Recommande ton âme à lui. » ”
