Pierre Bouchardon, Le crime de Vouziers (1931)
“ La journée s'écoula monotone, avec cette lenteur de la vie de province où les minutes sont si longues qu'on a le temps de les compter. Madame Benoît demeura au coin du feu, soulevant plus d'une fois le rideau de la fenêtre et regardant passer les gens qui se rendaient à la fête de Vrizy, à une petite lieue de Vouziers. Avant de se coucher, elle voulut visiter la maison de fond en comble. Eclairée par Frédéric, elle s'assura que les portes étaient bien fermées et qu'aucun tison ne pouvait s'échapper du foyer à demi-éteint. Elle regarda même sous les lits. ”
