“ Et voilà pourquoi maintenant les gens de Bémont-en-Comté, quand on leur parle de la Vouivre, hochent la tête et clignent de l’œil d’un air entendu et un peu narquois en vous disant : — La Vouivre, il y a beau temps qu’on l’a tuée ! ”
Vouivre
Définition et enjeux
La Vouivre est une figure mythique issue des croyances populaires, souvent représentée comme un serpent ailé portant une escarboucle lumineuse sur le front. Ce mythe, particulièrement ancré en Franche-Comté, a inspiré des récits variés : Léon Dusillet la rattache au blason médiéval, tandis que Désiré Monnier la décrit comme un être de feu, guide nocturne des génies.
Charles-Émilien Thuriet souligne sa présence dans les traditions locales, évoquant des légendes régionales comme celle de Mont-Rond. Ces interprétations mettent en lumière une créature à la fois symbolique et onirique, liée à des thèmes comme la magie, la nature et l’ancienne mythologie. La Vouivre, selon ces sources, incarne un lien entre le réel et le surnaturel, reflétant des croyances ancrées dans le paysage culturel européen.
Citations sur “Vouivre”
Léon Dusillet, Le Château de Frédéric Barberousse à Dole… (1843)
“ La vouivre, au surplus, appartient au blason, où elle est connue sous le nom de guivre. Vouivre vient de vivere, vivre. C'est la traduction d'un mot hébreu qui signifie vie, et, quand on veut, serpent. On sait qu'un serpent qui se mord la queue est l'emblême de l'éternité. Ceux qui ont conté les premiers toutes ces fadaises auraient bien dû se mordre la langue. L'esprit de Bonlieu est un brillant chevalier à l'air fier, aux armes miraillées. ”
Henri Bardy,
Miscellanées. 12
(1894-1907)
“ Sur le plateau de Haute-Pierre, non loin de la source de la Loue, on voyait quelque fois passer une autre Mélusine, un être moitié femme et moitié serpent. C'est la Vouivre. Elle n'a pas d'yeux, mais elle porte au front un de ces gros et étincelants rubis qu'on nomme escarboucle et qui la guide comme un rayon lumineux le jour et la nuit Lorsqu'elle va se baigner dans les rivières, elle est obligée de déposer cette escarboucle à terre, et si l'on pouvait s'en emparer, on commanderait à tous les génies, on pourrait se faire apporter tous les trésors enfouis dans les flancs des montagnes. ”
Charles-Émilien Thuriet, Traditions populaires de la Haute-Saône et du Jura (1892)
“ LE MYTHE DE LA VOUIVRE E mythe de la Vouivre est d' une grande importance dans l' étude de nos Traditions populaires , parce qu' il est spécial à la Franche-Comté . Nous avons eu occasion de parler de la Vouivre de Vadans et de celle de Montrond ( voir les Traditions de l' arrondissement de Poligny ) . On peut revoir dans les Traditions de l' arrondissement de Lons - le - Saunier ce qui est dit de la Vouivre de l' Etoile , de Présilly , de Rothonay , de Condes , de Chisséria , etc. ”
Désiré Monnier,
Croyances et traditions populaires recueillies dans la Franche-Comté…
(1874)
“ La Vouivre , dans l'imagination du peuple séquanien, qui lui prête d'ailleurs une figure assez uniforme , est un serpent ailé , dont le corps est souvent de feu , et dont l'oeil est une admirable escarboucle dont elle se sert pour se guider dans ses voyages nocturnes à travers l'empirée. ”
“ C’était la Vouivre que, si elle ne l’a pas vue, elle y a sentie, la Vouivre qui ne rampe ni ne vole, qui plane couleur des prés et de la lune, sorte de serpent à un seul œil surmonté d’un diamant. Avant de boire, toujours elle le dépose, ce diamant, de crainte qu’il tombe dans la source ; car, si elle cessait d’être aveuglante, elle pourrait être prise. Cette Vouivre, Lice ne finira pas d’y croire. ”
Léon Dusillet, Le Château de Frédéric Barberousse à Dole… (1843)
“ La fée la dépose, quand elle veut boire, au bord d'une rivière ou d'une fontaine. C'est le seul instant où l'on puisse escamoter ce riche bijou; mais ce larcin cause le désespoir et la mort du serpent, qui reste aveugle. La vouivre traverse les airs comme une barre de fer rouge. Il y avait jadis, il y a même encore beaucoup de vouivres en Franche-Comté : celles de la montagne de Dunq, près de Montbéliard et de Moutier-Haute-Pierre , celles de Valempoulières et de Cicon, celle qui voyage de Mirbel à Montmorot, et celles de la Tour-du-Maix, du château de l'Aigle, de Dramelay, etc. ”
Michel-Hilaire Clément-Janin, Traditions populaires de la Côte-d'Or… (1884)
“ Il faut l' accepter . LA ROCHE-VANNEAU . – Ce village a une caverne connue sous le nom de Trou de la Vèvre . Je n' en connais point la tradition . NUITS . – A la Fontaine au Loup , m' écrit M. Emile Bergeret , on voyait toujours un serpent ayant un diamant sur la tête , et qui le déposait , lorsqu' il voulait dormir ou s' ébattre sur l' herbe . SUSSEY . – Une dépendance de ce village est le hameau de Vouvres . Une fontaine salée et les Roches de Vouvres indiquent évidemment l' ancienne résidence d' une Vouivre . ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Il suffit de jeter un regard d'ensemble pour voir, aux temps anciens, les blés, les céréales, les vins, les légumes, les fruits, les osiers, les briques de sa fabrique des Tuileries, passer sur les vastes radeaux des marchands fréquentant la Loire, suivre son cours vers Nantes et l'exportation, ou la remonter pour pénétrer vers Paris, le nord et l'est. D'autre part, si Vouvray ne fut jamais le siège de marchés importants, le pays se trouvait au centre d'un triangle formé par Château-renault, Amboise et Tours, où se tinrent, de longue date, des assises commerciales considérables. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Sauf pour la population enfantine où les décès sont relativement nombreux, nous notons avec empressement que presque tous les décès ont lieu parmi les personnes âgées, soit entre soixante et quatre-vingt-quinze ans. Cette constatation est tout un éloge pour une localité située comme Vouvray, pour la vigueur de la race, et pour un pays vignoble. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ On y entendait des hurlements affreux ; on y voyait des spectres traînant des chaînes, et entre autres un monstre vert, avec une grande barbe, blanche, moitié homme, et moitié serpent, armé d’une grosse massue, et qui semblait toujours prêt à s’élancer, la nuit, sur les passants. Il parcourait même, disait-on, la rue où se trouvait le château, sur un chariot enflammé, et tordait le cou aux téméraires qui se trouvaient sur son passage. Le peuple, l’appelait le diable de Vauvert. ”
E. Herscher, Quelques images de la guerre..… (1917)
“ Je l'ai feuilleté d'abord, pour regarder les dessins, des croquis d'aquafortiste, comme cette église de Flirey, toute déchiquetée, dressée sur un noir monticule entouré d'explosions et de flammes; cette cabane du cuisinier qui fait songer à une cave rembranesque ; cette route de Woëvre où la charrette et les soldats passent sous l'averse cinglante ; cette féerie de la neige où glissent les' formes des soldats en marche dans la blancheur et le silence; cette étendue de champs, de ravins, couronnée de bois et de nuages ”
E. Herscher, Quelques images de la guerre..… (1917)
“ Évadées des tranchées, de lentes fusées escaladaient le ciel, y rampaient en chenilles lumineuses; plus haut encore, des avions aux prises mêlaient les jacassements furieux des mitrailleuses. Tout ce que l'œil pouvait embrasser de la terre et de l'espace flambait. La rive droite étageait des zones de lumières où Vaux et Douaumont, pareils aux grands sommets dans l'orage, attirant la foudre, s'auréolaient d'aigrettes de feu. Avec l'horizon de la Woëvre commençait la zone d'ombre, coupée çà et là de taches de lumière mouvante, comme si le sol y avait été frotté de phosphore. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Bétail. — Par sa situation même et par sa spécialité viticole, Vouvray ne fut jamais un pays d'élevage ; le manque de prairies et de pâturages fut une entrave constante contre laquelle le cultivateur ne réagit jamais. . Il doit donc s'accuser de n'avoir pas fait, dans ce sens, tout ce qu'il aurait pu faire; l'élevage a toujours été insuffisant, et les fermiers ont été obligés d'y suppléer par des importations du Maine et de l'Anjou, du Poitou et de la race parthenaise. La race ovine était tirée du Berry et de la Sologne, ou croisée des mérinos de la southdown. ”
Auguste Maquet,
Paris sous Louis XIV : monuments et vues
(1883)
“ Le roi y consentit, les Chartreux se logèrent dans Vauvert, et, en effet, ils n'y furent pas plus tôt logés que les diables disparurent. Il n'en resta rien, qu'un dicton parisien : Allez au diable Vauvert, c'est-à-dire : allez vous faire rompre le cou. Ce château était situé, route de Paris à Issy, à l'entrée de la grande avenue qui conduit du Luxembourg à l'Observatoire, et la mauvaise renommée de Vauvert aurait, dit-on, fait donner le nom d'Enfer, à la rue habitée par les Chartreux. ”
Henry Bordeaux,
Revue des Deux Mondes
“ La Woëvre, inondée sous un ciel gris, fait un immense marécage que viennent heurter, de Vaux, la pointe de Damloup, celle de Dicourt, On dirait qu’au bord de cette plaine une main géante s’est appuyée, écartant les doigts entre lesquels se creusent les ravins. A notre gauche, voici la crête noire d’Hardaumont ; c’est, de ce côté, le dernier observatoire de l’ennemi. Plus à gauche encore, Douaumont apparaît, dominant tout le décor, Douaumont qui est à nous. La sortie n’est pas commode. Il faut attendre la chute d’un obus, prendre son élan et filer à toute allure. ”
Henry Bidou, Revue des Deux Mondes
“ A moins d’une lieue plus loin, après avoir longé le village de Vaux, il entre en Woëvre à 250 mètres seulement. — Entre ces deux systèmes de ravins, ceux qui se dirigent à l’Ouest vers la Meuse, et ceux qui se dirigent à l’Est vers la Woëvre, règne une arête qui les sépare, une ligne de partage qui, dans ce terrain compartimenté et découpé, forme seule un faîte non ébréché. On devine aisément que ce faite est la clé de toute la position. Il domine toute la région, et commande dans tous les sens toutes les têtes de ravins : c’est le plateau de Douaumont. ”
Prosper Falgairolle, Histoire civile, religieuse et hospitalière de la ville de Vauvert… (1918)
“ Ils n'eurent pas longtemps à attendre. Le 13 août 1702, ce seigneur, venant de Mar-sillargues, pour retourner à Boissières, s'arrêta au château de Vauvert où il dîna avec Philippe d'Autheville, baron du lieu. Les conjurés, apprenant son arrivée, se partagèrent en deux bandes, dont l'une prit le chemin de Marsillargues, et l'autre celui de Boissières. Saint-Cosmes ne pouvait leur échapper. Aussi, lorsqu'il eut quitté Vauvert et qu'il se fut arrêté au moulin de Candiac, dans le dessein de parler au meunier, les conjurés le suivirent de loin. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ En ce qui concerne les céréales, la commune n'offre rien de spécial ni même d'important, les transactions se font comme partout et les denrées sont enlevées par des marchands de Tours ou des environs, mais toujours étrangers à la commune. Le commerce en gros des vins de Vouvray a été de tous temps, au contraire, très considérable ; au XVIIIe siècle, il atteignait de 4 à 500.000 livres ; aujourd'hui il varie dans son ensemble de 1.500.000 à 2.000.000 de francs. De grosses maisons ont réalisé des fortunes importantes au cours du XIXe siècle ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Son frère Hardouin de Bueil, évêque d'Angers en 1399, fut également possesseur des Dîmes de Vouvray pour quelques années, après lesquelles il les donna au chapitre de son église. Enfin, le fief des Dîmes passa en 1783 à la prévôté d'Oé, dont les titulaires relevaient de la collégiale de Saint-Martin de Tours. Leur juridiction s'étendait sur nombre de paroisses environnantes, ils tenaient leurs assises en divers lieux et notamment à Vouvray pen tant une période qui alla du XIVe au XVIe siècle y compris 1. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Approximativement, Vouvray devait compter au XIVe siècle moins de 130 feux, soit 600 habitants environ ; mais la fabrication des étoffes de soie, établie en 1470 par Louis XI en Touraine, provoqua rapidement une extension considérable de la population, au point qu'on peut estimer, pour Vouvray seulement, la population à près de 1.000 habitants. Cette augmentation est due à l'installation de nombreux ouvriers activant des métiers répartis dans toutes les paroisses environnant Tours, pendant le cours des XVIe et XVII 0 siècles 1. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Nous voyons la collégiale de Saint-Martin de Tours, si universellement connue par le nom de son patron, le chapitre de Saint-Gatien, la cathédrale métropole, le monastère de Marmoutier, tout voisin, que l'histoire dénomma majus monasterium, étendre tour à tour sur Vouvray un liras puissant au cours somnolent des siècles du moyen âge, et le faire passer d'une domination à l'autre, ballotté par l'envieuse rivalité des abbés et des chapitres, donner le meilleur du travail de sa population pour grossir des revenus qui atteignaient des sommes considérables. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ En 1793, Vouvray fut compris dans la district de Tours. Le souffle de la Révolution passa sur la commune sans y laisser des troubles très profonds. Les idées nouvelles changent la direction municipale ”
Prosper Falgairolle, Histoire civile, religieuse et hospitalière de la ville de Vauvert… (1918)
“ Pendant son séjour à Bernis et à Bouillargues, il reçut des présents de chasse que lui envoyèrent les consuls de Vauvert. Durant tous ces mouvements, qui remplissaient le voisinage de gens de guerre, le sieur de Vestric fortifiait le château de Vauvert. De son côté, le marquis de Portes, par une ordonnance datée du 23 juillet (3) , enjoignait aux lieux de Vauvert, Générac, Beauvoisin, Le Cailar, Saint-Laurent et Boissières, (1) Récit véritable de cé qui s'est passé au dégast ès environs de Nismes, Uzès, etc., par Mgr le duc de Montmorency. Paris, J. Barbote, 1628, p. 8-13. ”
Prosper Falgairolle, Histoire civile, religieuse et hospitalière de la ville de Vauvert… (1918)
“ Le Cailar, commune du canton de Vauvert. (3) MÉNARD, Hist. de Nimes. t. III, pr. p. 55. (4) Ibid. Pr p. 69. Barthe un fils appelé Philippe qui mourut en 1386, laissant deux fils d'Eléonore de Villars, sa femme. L'ainé Guigon fut seigneur de Posquières jusqu'en 1387, époque de sa mort, et le plus jeune, Philippe, recueillit après lui l'héritage paternel et joignit à sa vicomté de Lautrec la baronnie de Posquières. Etant mineur, Philippe de Lévis reçut l'hommage des habitants de Posquières le 12 mars 1390 (91 n.st.) et jura de les maintenir dans leurs libertés et privilèges. ”
Jules Sandeau,
Mademoiselle de La Seiglière (13e édition revue et corrigée…
“ Ces mots, madame la baronne, résonnaient sans cesse à son cœur et à ses oreilles. La vue du château de Vaubert le plongeait dans des mélancolies sans fin ; il demeurait souvent de longues heures, silencieux, immobile, à contempler l’Éden perdu et regretté. Cet amour même de la propriété, que nous venons de signaler, ne lui suffisait plus ; Mme de Vaubert avait développé en lui d’autres instincts, d’autres appétits, d’autres besoins non moins impérieux. ”
A. Charasson, Honneur, bravoure, religion. Éloge funèbre de feu Edmond-Félix-Auguste de Vouges de Chanteclair… (1880)
“ Dieu dont les desseins sont admirables, avait donc conduit comme par la main le Général de Vouges au sein de cette noble et chevaleresque famille ; et désormais, le blason des de Vouges de Chanteclair, sera toujours noblement placé à côté du blason des comtes d'Arcine et des comtes de Vezins : M. F. le Général de Vouges que nous pleurons ensemble n'est pas mort, il n'est qu'endormi. Il vit, et il vivra toujours dans le souvenir de ceux qui l'ont aimé ; il vit et il vivra toujours dans le cœur de ceux auxquels il a fait part de sa sagesse. ”
Prosper Falgairolle, Histoire civile, religieuse et hospitalière de la ville de Vauvert… (1918)
“ Au commencement du xvie siècle vivait dans notre ville, Claude de Rosarie ou de Rosario, notaire, homme très pieux et possédant de grandes propriétés. Le baron de Vauvert ayant une grande confiance dans sa science juridique et dans son expérience des affaires, l'avait nommé viguier de ses terres. Marié le 5 février 1501 (1502) avec Anne Fagel, fille de noble Michel, seigneur de Clarensac, et de Catherine Cadelle (3) , il n'en eut pas d'enfants. ”
Auguste Chauvigné, Monographie de la commune de Vouvray et de son vignoble (1909)
“ Industrie. — L'industrie d'une commune presque uniquement viticole ne peut être considérable ou avoir un caractère particulier, surtout quand on ne tire pas parti, comme dans le Midi par exemple, d'une série de sous-produits tels que le tartre, les marcs, les lies, la fabrication des foudres, des transports, etc. La futaille locale, le fût de Touraine de 250 litres relié tout entier en cercles de châtaignier, n'est pas exclusivement fabriqué à Vouvray ”
Louis Gaudreau, Histoire de Vaugirard ancien et moderne (1842)
“ Dans la plaine de Grenelle nous fûmes rencontrés par des paysans à cheval, qui crièrent de loin, en nous menaçant de leurs armes : Arrête, ou la mort! L'un d'eux me prenant pour un garde du roi, me coucha en joue, et allait tirer sur moi, lorsqu'un autre proposa de nous conduire à la municipalité de Vaugirard. ”
Prosper Falgairolle, Histoire civile, religieuse et hospitalière de la ville de Vauvert… (1918)
“ En essayant de décrire les transformations successives des institutions municipales de la ville de Vau-vert, il nous est impossible d'en fixer l'origine, les documents nous faisant défaut sur ce point. Nous savons seulement que, dans les premières années du XIIIe siècle, les habitants étaient organisés en corps de communauté. La charte de 1235 est là pour nous le prouver. Dans cet instrument, les habitants sont représentés par Raymond d'Anglas, Bertrand de Posquières, Jean Garnier et Pierre Adhémar, syndics des écuyers et des hommes de Posquières. ”
