Léon Dusillet, Le Château de Frédéric Barberousse à Dole… (1843)
“ Vous êtes née sur les marches du trône, et le sceptre s'est brisé entre vos mains ; vous avez brillé sous l'hermine et là pourpre, et maintenant vous cheminez sous la bure, à côté d'un débile vieillard. Mais voici le terme de la course ; encore un pas, généreuse pèlerine, et vous trouverez la paix qui vous fuit. Ce n'est qu'en Dieu, ma chère fille, qu'un coeur agité se repose. Iselle édifiée ne se lassait point d'ouïr cette voix onctueuse. Il lui tardait d'être dans le moutier, séparée pour jamais du monde, et d'oublier à la fois les chimères de la grandeur et les trahisons de l'amour. ”
