Maléfice

Définition et enjeux

Albert Jacquemart Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

Mais qui pourrait enregistrer les innombrables sortiléges employés par la magie du Moyen Age ? Qui saurait dénombrer les pratiques funestes contre lesquelles les talismans et les phylactères devaient être employés? Ces formules si frivoles, ces pratiques si étranges, ces conjurations si bizarres et quelquefois si puériles, n'exerçaient malheureusement qu'une influence trop réelle. La menace amenait le fait, et la réalité du maléfice naissait des propres croyances du maléficié.
Source : Gallica

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans Là-bas

Autrement dit, est-ce une présomption sérieuse d’incubat, comme jadis l’impossibilité qu’éprouvaient les sorcières de verser des larmes servait à l’Inquisition de preuve pour les convaincre de maléfice et de magie.
Source : Wikisource

Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy Dictionnaire infernal

Tantôt le maléfice est pour l’homme, tantôt pour la femme, ou pour tous les deux. Il dure un jour, un mois, un an. L’un aime et n’est pas aimé ; les époux se mordent, s’égratignent et se repoussent ; ou bien le diable interpose entre eux un fantôme, etc. Le démonologue expose tous.les cas bizarres et embarrassants d’une si fâcheuse circonstance.
Mais l’imagination, frappée de la peur du sortilège, faisait le plus souvent tout le mal. On attribuait aux sorciers les accidents qu’on ne comprenait point, sans se donner la peine d’en chercher la véritable cause.
Source : Wikisource

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