Étienne Moreau-Nélaton

Élements biographiques

Portrait de Étienne Moreau-Nélaton Étienne Moreau-Nélaton La Cathédrale de Reims. [Mai-juin 1915… (1915)

Des voussures du portail ils ont gravi le fronton. Ils montent la garde, vigilante rangée de sentinelles, dans les guérites ajourées dressées tout le long de la nef ; et il en reste encore assez pour veiller sur l'abside, collés au mur avec leurs ailes de grands oiseaux divins éployées contre la paroi du chevet. Nul autre sanctuaire ne possède une garnison aussi nombreuse de la céleste milice. Nul n'en connut une plus séduisante élite. C'est, par excellence, la cathédrale des anges. Une maison habitée par de tels hôtes n'est point faite pour les pensers moroses.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Moreau-Nélaton Étienne Moreau-Nélaton Les Le Mannier, peintres officiels de la cour des Valois au XVIe siècle (1901)

On ne se contente pas d'admirer ou d'aimer, on veut savoir qui l'on admire et qui l'on aime. Les érudits se sont attelés à la besogne. Ils ont fait justice de l'habitude aveugle qui donnait une paternité commune et fabuleuse à tout cet oeuvre iconographique depuis François Ier jusqu'à Henri IV et mettait le nom de Clouet sous tous les portraits français du XVIe siècle, comme s'il eût existé alors une sorte d'Homère de la peinture, doué d'une telle longévité qu'il eût pu faire poser dans le même atelier les combattants de Pavie et les héros de la Ligue.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Moreau-Nélaton Étienne Moreau-Nélaton La Cathédrale de Reims. [Mai-juin 1915… (1915)

La maîtrise donne le ton, et le chœur des gosiers dociles éclate à son tour : la nef retentit du souffle vivant échappé de mille poitrines. Michelet dit encore : « Le drame ecclésiastique, autrement dit le culte, est la poésie du peuple. » Et il met en scène ce peuple de notre France à son aurore, « lorsqu'il entrait, innombrable, tumultueux, par tous les vomitoires de la cathédrale, avec sa grande voix confuse, géant enfant comme le saint Christophe de la légende, brut, ignorant, passionné, mais docile, implorant l'initiation, demandant à porter le Christ sur ses épaules colossales ».
Source : Gallica

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