Étienne Moreau-Nélaton,
La Cathédrale de Reims. [Mai-juin 1915…
(1915)
“ Des voussures du portail ils ont gravi le fronton. Ils montent la garde, vigilante rangée de sentinelles, dans les guérites ajourées dressées tout le long de la nef ; et il en reste encore assez pour veiller sur l'abside, collés au mur avec leurs ailes de grands oiseaux divins éployées contre la paroi du chevet. Nul autre sanctuaire ne possède une garnison aussi nombreuse de la céleste milice. Nul n'en connut une plus séduisante élite. C'est, par excellence, la cathédrale des anges. Une maison habitée par de tels hôtes n'est point faite pour les pensers moroses. ”

