Madone

Définition et enjeux

Portrait de Émile Michel Émile Michel,  Revue des Deux Mondes

“ Des trois madones mises également ici sous le nom de Raphaël, la Madone della Tenda seule nous semble digne de lui. La largeur du faire, la grâce facile de la composition, la sûreté des intonations, l’ampleur des formes et le choix même des types nous paraissent légitimer la date de 1516, et rappellent le souvenir de la Vierge à la chaise et même celui de la Madone de Dresde, une des meilleures inspirations du maître. Quel goût exquis dans cet arrangement ! quelle tendresse maternelle dans le geste! qu’elle est admirable, la main qui repose sur l’enfant! ”
Source : Wikisource

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Peintres et sculpteurs contemporains… (1874)

“ La madone, qui se détache sur un fond d'or à rinceaux bruns, semblable à quelque tapisserie de cuir de Cordoue, apparaît, le visage pâle et entouré d'un nimbe d'or, comme une vierge byzantine. Elle tient sur ses genoux l'enfant qui deviendra, par l'amour, le maître du monde et qui fixe devant lui de grands yeux bleus profonds, purs et pleins de visions pensives. Aucun peintre encore n'a peut-être donné à une madone la poésie étrange dont M. Hébert a enveloppé cette figure. ”
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Contes cruels

“ Le plein-nimbe de la Madone en habits de ciel, brillait, rosacé de la croix byzantine dont les fins et rouges [p. 19] linéaments, fondus dans le reflet, ombraient d’une teinte de sang l’orient ainsi allumé des perles. Depuis l’enfance, Véra plaignait, de ses grands yeux, le visage maternel et si pur de l’héréditaire madone, et, de sa nature, hélas! ne pouvant lui consacrer qu’un superstitieux amour, le lui offrait parfois, naïve, pensivement, lorsqu’elle passait devant la veilleuse. ”
Source : Gutenberg

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