Heinrich Heine,
Poëmes et légendes
“ « Ne vas-tu pas te lever, Henri ? Le jour éternel luit, les morts sont ressuscités : l’éternelle félicité commence. » — « Mon amour je ne puis me lever car je suis toujours aveugle ; à force de pleurer, mes yeux se sont éteints. » — « Je veux, par mes baisers, Henri, enlever la nuit qui te couvre les yeux ; il faut que tu voies les anges et la splendeur des cieux. » — « Mon amour, je ne puis me lever ; la blessure qu’un mot de toi m’a faite au cœur saigne toujours. » — « Je pose légèrement ma main sur ton cœur, Henri ; cela ne saignera plus ; ta blessure est guérie. » ”
