Heinrich Heine,
Œuvres de Henri Heine
“ Ah ! comme une bénédiction silencieuse, douce lune, ta clarté m’inonde. Douce lune, avec tes rayons, tu chasses les frayeurs nocturnes. Mes souffrances se dissipent et mes yeux s’emplissent de rosée. 89 La mort, c’est la fraîche nuit ; la vie, le jour étouffant. La nuit tombe ; le sommeil m’a pris ; le jour m’a fatigué. Au dessus de mon lit est un arbre où chante un jeune rossignol ; il chante l’amour à plein gosier ; je l’entends jusque dans mon rêve. 90 « Où est-elle, dis-moi, la belle bien-aimée que tu chantais si bien naguère, lorsque les flammes magiques embrasaient ton cœur ? » ”
