Johann Wolfgang von Goethe

Johann Wolfgang von Goethe

Résumé

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Le Divan oriental-occidental

Au milieu du tumulte des plaisirs, des soucis et des peines, je pense à toi, Charlotte ; ils pensent à toi, les deux amis ; ils songent comme, à la paisible clarté du soir, tu nous tendis la main avec grâce, lorsque, dans les fertiles campagnes, au sein d’une magnifique nature, tu nous laissas paraître, légèrement voilés, les traits d’une belle âme.
Je suis heureux de ne t’avoir pas méconnue, et, dès la première heure, avec le pur langage du cœur, de t’avoir nommée une enfant bonne et sincère.
Élevés dans le silence, la retraite et la paix, nous sommes jetés tout à coup dans le monde
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Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Le Divan oriental-occidental

Là, le cœur se repose, et rien ne peut troubler le sentiment profond, le sentiment de lui appartenir.
Dans le plus pur de notre âme flotte un désir de s’abandonner, par une libre reconnaissance, à un être plus élevé, plus pur, inconnu, en s’expliquant à soi-même l’éternel inconnu : cela s’appelle être pieux... Ce ravissement sublime, je sens qu’il est mon partage, quand je suis devant elle. Devant son regard, comme sous l’influence du soleil ; à son haleine, comme aux souffles du printemps, se fondent les glaces de l’égoïsme, si longtemps enchaînées dans les profondes cavernes de l’hiver.
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Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Le Divan oriental-occidental

Le fou de cour. Qui voit, chaque jour, et chaque jour condamne la folle conduite des hommes, et, quand les autres demeurent insensés, passe pour un insensé lui-même, porte un plus lourd fardeau que la bête de somme qui porte sa charge au moulin ; et, je le sens dans mon âme, en vérité, c’est ce qui m’arrive à moi.
Sensations diverses en un même lien [8] . La jeune fille. Je l’ai vu ! Qu’ai-je éprouvé ? Ô regard céleste ! Il vient à moi ; je m’éloigne troublée ; je balance, je recule, je m’égare, je rêve !... Vous, arbres, vous, rochers, cachez ma joie, cachez mon bonheur !
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