Louisa Siefert,
Le Parnasse contemporain/1876
“ Marthe, aimez-moi, je sens que je vous aime. — Oh ! monseigneur, vous en ririez vous-même. » La tête d’un lézard surgit, La fraise dans l’herbe rougit. « Croyez-vous donc mon amour éphémère ? — Mon beau seigneur, j’en croirai ma grand-mère. » La petite bête à bon Dieu Vole et miroite, rouge et feu. « Qu’un seul baiser, Marthe, ici nous engage ! — Mon cher seigneur, un seul, pas davantage ! » Sur la source, au bord du sentier, S’effeuille une fleur d’églantier. « Marthe, à demain, au seuil de votre porte ! — Mon doux seigneur, le ciel vous fasse escorte ! » Est-ce un rêve ? ”
