Félix Jeantet,
Les plastiques
(1887)
“ J'assigne une vertu secrète à ce que j'aime, Et, comme si les cœurs vivant en deux moitiés Se protégeaient de loin par quelque stratagème, J'ai foi dans le pouvoir des fortes amitiés. Dans leur ciel qui déjà n'a plus pour eux de voile, Respectons la splendeur des Maîtres et des Dieux : J'invoque ton nom seul comme une heureuse étoile Et j'appelle sur moi la chaleur de tes vœux. Car, s'il suffit que l'astre arde d'un feu fidèle, A Dieu va, tout est bien, cœur sûr, cœur dévoué : Je verrai jusqu'au port l'Etoile de ton zèle Couver sous ses rayons l'œuvre qui t'est voué ! ”
