La Madeleine

Définition et enjeux

C. Dechastelus Souvenir des courses de Roanne… (1874)

Le soleil aux bois de la Madeleine Plonge, et de son sang, qu'il fait rejaillir, Empourpre l'azur ou l'éthéreenne Et pâle Phébé, semble défaillir.
Le soleil s'enfuit vers la Madeleine !
L'ombre autour de nous, enroule ses plis !
La lune éclaircit son terne visage.
Ecoutez l'appel strident des courlis Et mugir le fleuve au saut du barrage !
L'ombre autour de nous, enroule ses plis ;
C'est l'heure où l'on voit s'égarer les couples !
L'heure des baisers donnés ou surpris, Des bras forts pressés sur les tailles souples.
C'est l'heure des chats guettant les souris.
Source : Gallica

Maurice Aubert Souvenirs du salon de 1859 : contenant une appréciation de la plupart des oeuvres… (1859)

Madeleine peut être belle encore, mais c'est un corps macéré par les austérités de la pénitence, un visage ravagé par les veilles et par les larmes que le peintre devait nous présenter, au lieu de cette beauté trop bien portante, malgré la teinte grisâtre sous laquelle elle essaye devoiler ses grâces mondaines et dont la physionomie offre plutôt l'expression du regret que celle du repentir.
Un critique éminent fait remarquer dans la Madeleine « un délicieux effet de clair obscur du col et des seins noyés de pénombres nacrées. »
Source : Gallica

René Du Mesnil Maricourt Donatien (1865)

La Madeleine avec son beau torse nu, sa longue chevelure dénouée, à genoux dans sa grotte, les yeux levés sur le Christ et noyés dans des flots d'amour, la Madeleine, dites-moi, n'est-ce pas là le vrai type de la femme complète ?
Nous sommes tout cœur, nous autres, nous devons nous perdre et nous sauver par le cœur ; si nous ne le faisons pas, c'est que nous sommes des femmes manquées. Ah ! ma belle petite Blanche, j'aurais voulu que vous eussiez entendu la retraite prêchée cet hiver à Saint-Roch.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature