“ Fait luire les talus comme des linges blancs, Baigne les ravins d’ombre, et d’azur les clairières. Dans son nimbe nacré la lune resplendit, Large et lente, effaçant les profondes étoiles ; La colline se hausse et le vallon grandit ; L’air froissé d’un vent tiède a des frissons de voiles. ”
Nimbe
Définition et enjeux
Le nimbe, souvent associé à l’auréole ou au halo, désigne un cercle lumineux entourant une figure divine ou sainte, symbole de divinité ou de sainteté. Dans la littérature, Sully Prudhomme le décrit comme un éclat poétique, tandis qu’Alfred Darcel le précise dans l’iconographie religieuse, distinguant ses formes selon les personnages représentés.
Xavier Barbier de Montault souligne sa réglementation canonique, le prescrivant circulaire pour les saints. Ce thème, ancré dans l’art sacré et la poésie, révèle une dualité entre le symbolisme divin et l’imaginaire esthétique, illustré par des auteurs allant de George Sand à Jean-Daniel Blavignac.
Citations sur “nimbe”
Eugène Muller, La forêt : son histoire, sa légende… (1878)
“ Je vois la forêt telle qu'il ne me fut jamais donné de la voir —fantastiquement majestueuse. Je vois du sol, que hérissent de larges dagues translucides et fauves, s'élever de puissants fûts, le long desquels s'engaînent mille feuilles glauques au nimbe énorme, dont les robustes pointes dardent, retombent, s 'entre-croisent, et font un formidable massif. ”
Alfred Darcel,
Notice des émaux et de l'orfèvrerie
(1867)
“ L'Enfant-Jésus porte le nimbe circulaire, la Vierge un nimbe radié, saint Joseph le nimbe annulaire elliptique. Grisaille dessinée partie par enlevage, partie au pinceau, sur fond noir. Rehauts d'or. Sur les godrons, alternativement, un paysage en grisaille et un oiseau sur paillon dans des branchages d'or ; fond bleu. Ourlet vert. Revers : sous les godrons dessinés par un trait d'or des fleurs sur paillon; branchages d'or, fond bleu. Sous le pied un paysage en grisaille à rehauts d'or, fond noir. Sur les terrains le monogramme P. N. en noir. ”
Jean-Daniel Blavignac,
Histoire de l'architecture sacrée du quatrième au dixième siècle dans les anciens évêchés de Genève…
(1853)
“ Généralement, un nimbe entoure cette main, qui résume la volonté et l'action; et ce nimbe est souvent crucifère, comme sur les figures 1 et 4 de notre planche; la figure 2 même, par sa position dans le disque, épanoui au centre de la croix, peut être considérée comme enveloppée de ce nimbe. [Pl. LVII*, LIX*, et LX*, fig. 1] ; tantôt elles sont plissées comme une étoffe [Pl. LVII*, fig. 4, et LXI*, fig. 1] ; ailleurs, le feuillage, largement galbé, est tout uni [Pl. LIX*, fig. 2 et 3; LXI*, fig. 4] ”
Xavier Barbier de Montault,
Traité pratique de la construction…
(1878)
“ La nudité des pieds, absolue ou avec sandales, caractérise les personnes divines et les anges, les apôtres et quelquefois les prophètes, à cause de leur mission ici-bas. Le nimbe surtout a été sanctionné par la Congrégation des Rites, qui le prescrit circulaire pour les saints et irradié pour les bienheureux : aux trois personnes divines, on ajoute une croix, afin de les distinguer. Le nimbe exprimant la gloire céleste qui entoure la tête, c'est-à-dire la partie la plus noble du corps, sera toujours brillant et doré comme la lumière. ”
“ Le lierre court sur ces mines végétales, et, sous l'impénétrable abri de ces réseaux de verdure vigoureuse et de pâles ossements, un pêle-mêle de ronces, d'herbes et de rochers va se baigner dans un ruisseau sans rivages praticables. Si l'on n'était sur une grande route, avec une ville derrière soi, on se croirait dans une forêt du nouveau monde. ”
Arthur Young,
Voyages en France en 1787, 1788 et 1789
(1794)
“ Quant au jardin, il est au-dessous de tout mépris, si ce n’est comme exemple des efforts où peut entraîner l’extravagance : dans l’espace d’un acre sont entassées des collines en terre, des montagnes de carton, des rochers de toile ; des abbés, des vaches et des bergères, des moutons de plomb, des singes et des paysans, des ânes et des autels en pierre ; de belles dames et des forgerons, des perroquets et des amants en bois ; des moulins à vent, des chaumières, des boutiques et des villages, tout, excepté la nature. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Figurez-vous, monsieur, un vaste abatis dans le milieu d’une forêt séculaire, au confluent de deux petites vallées : dans l’espace ainsi créé, des pelouses, des bouquets d’arbres, des ponts, des corbeilles de fleurs à profusion, puis tout autour, sur la pente naissante des collines, sous les branches toutes chargées de lichen des vieux sapins, un cercle de brillantes maisons, jouissant toutes, non d’une portion de jardin, mais du jardin tout entier, et du spectacle même qu’elles se font l’une à l’autre. ”
Alfred Driou, Histoire des voyages anciens et modernes dans les cinq parties du monde… (1862)
“ Les rives du fleuve nourricier de la vallée, parsemées de villes et de villages, sont parées d'une riante verdure ; les arbres verts et touffus ne jonchent pas la terre de leurs feuilles jaunis et desséchés; les champs, à peine cultivés, étalent une végétation puissante et variée; les mimosas aux boutons d'or, les bois d'orangers et de citroniers, qui s'élèvent de loin en loin, envoient leurs suaves parfums, et sur les branches des arbres, dont ils semblent la parure naturelle, des troupes d'oiseaux, aux riches couleurs, se balancent en chantant. ”
Edmond Chapel, Le caoutchouc et la gutta-percha (1892)
“ Traînant sur le sol son tronc dénudé du bas, glissant à travers toutes les ronces, courant par bonds énormes à travers les sentiers des fauves, contournant les rochers, s'élançant aux grands arbres qu'elle enlace, jetant ses ponts de verdure et sa ramure sombre d'une rive à l'autre des cours d'eau, retombant plus loin sur la terre, où elle s'enchevêtre elle-même dans un inextricable réseau de racines, cette plante singulière et sauvage remplit d'immenses régions dans les forêts mystérieuses de l'intérieur. ”
“ Les champs ont reverdi ; la terre nue, fraîchement remuée et toute humide, nous fait voir tous les bruns possibles, et, dans les feuillages, toutes les nuances, depuis le vert sombre du lierre jusqu’au jaune vif des bouleaux, jusqu’aux chênes dorés, jusqu’aux hêtres rouges. ”
“ Sur une colline isolée au centre de cet hémicycle, se groupent, sous des bouquets de verdure, les habitations des pâtres et des cultivateurs (près de deux mille captifs) , chargés d’exploiter ce sol privilégié, où de nombreux ruisseaux, courant des montagnes au fleuve, entretiennent toute l’année la fraîcheur, la fécondité et la vie : on dirait un immense jardin. ”
Charles Delon, Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)
“ Une végétation touffue couvre ces étendues de terrain mol et humide ; l'herbe y croît épaisse et haute; les saules blancs, les peupliers élancés, les aunes sombres ombragent les rives ; et ces îlots forment au milieu de la nappe liquide comme des lambeaux de prairie semés de fleurettes ou des corbeilles de feuillage d'une fraîcheur charmante. — Imaginez au contraire une masse de terrain rocheux que le courant du fleuve, en train de creuser son lit, n'a pu entamer ”
“ Clairières et fouillis, creux et collines, rochers, prairies, précipices, troncs de cent pieds, sous lesquels croissent en abondance les mousses, les fleurettes, la fraise, le myrtile, toutes les majestés et toutes les grâces de la nature sauvage, tels sont ces bois de montagnes, mal exploités, peu exploitables, et d’autant plus beaux. Celui-ci, proche du village et très-fréquenté, offre une promenade facile sur un sol couvert d’un fin gazon, et irrégulièrement planté de gigantesques mélèzes éclaircis par la hache ou par le temps. ”
Hippolyte Taine,
Carnets de voyage, 1897
“ Tout est vert ; les longs étages de collines boisées qui se développent en tournant le long de la rivière, les montagnes par derrière, âpres, tranchées à vif de grandes entailles et poussant, debout dans le ciel, leurs pans de pyramides, la mince lisière de prairie plate qui borde les deux rives. ”
“ L'abîme est donc tapissé de plantations vigoureuses, bien libres et bien sauvages, descendant sur des flancs de montagne presque à pic, au moyen des zigzags d'un sentier doux aux pieds, tout bordé d'herbes et de fleurs rustiques, soutenu par les terrasses naturelles du roc pittoresque, et se dégageant à chaque instant des bosquets qui l'ombragent pour vous laisser regarder le torrent sous vos pieds, le rocher perpendiculaire à votre droite et le joli temple de la Sybille au-dessus de votre tête. ”
Émile Verhaeren,
Toute la Flandre
“ Au ras du sol poussent les herbes À petits brins, frêles et lisses, La surface des eaux se plisse Au vent acerbe. Les villages, lavés par la neige et la pluie, Au bord de la grand’route et des mares s’appuient Et reluisent, de loin en loin, parmi les champs, Tuiles rouges et volets verts et pignons blancs. ”
Alfred de Chaumont, Les Rayons d'or de la vie des enfants… (1860)
“ D'aucun côté la végétation ne se montre d'une grande vigueur. Néanmoins, cette nature variée, avec ses accidents de terrain, ses roches dorées, assises en lignes courbes qui tranchent sur la verdure, ses bois, ses prairies, ses rivières et ses vallées, charme et ravit le regard du touriste. ”
George Sand,
Lettres d’un voyageur
(1837)
“ C’est une source de soixante pieds de profondeur, qu’abrite une voûte de rochers ouverte sur le plus beau jardin naturel de la terre. De chaque côté se resserrent des monticules d’un mouvement gracieux et d’une riche végétation. ”
Blanche Lamontagne-Beauregard,
Par nos champs et nos rives
“ VIENS DANS LES CHAMPS FLEURIS... Viens dans les champs fleuris, la nature t’appelle ; La plaine est souriante et les bois sont joyeux. La terre est un berceau, berce ta peine en elle, Sa parole est féconde et sa joie éternelle ”
Isabella Bird,
Voyage d’une femme aux Montagnes Rocheuses
“ Les plaines qui l’entourent sont infinies et sans verdure. L’herbe rare avait depuis longtemps été changée en foin par les intenses chaleurs de l’été. Ni arbres, ni plantes ; le ciel est gris, la terre jaunâtre, l’air orageux et tout le settlement est couvert de nuages d’une grosse poussière de granit qui balaye la prairie. ”
Claude-François Denecourt,
Guide du promeneur et de l'artiste à Fontainebleau…
(1851)
“ Vous voici hors du jeune taillis et retrouvant des pins, des bouleaux et des bruyères, puis des rochers, et bientôt d'autres vieux chênes ; mais tout cela moins dégradé, moins ravagé que tout ce qui vient d'être vu. Ce beau déluge de rochers et d'arbres, ces couloirs, ces antres mystérieux, à la fois sauvages et pittoresques, encaissant notre sentier de plus en plus capricieusement et de la manière la plus tourmentée, serpentant la colline tantôt sur ses crêtes sourcilleuses, tantôt sur ses flancs déchirés ”
Ludovic Hébert Beauvoir, Voyage autour du monde : Australie (1875)
“ Ah ! quand on n'a point vu cette verdure inouïe des tropiques, cette végétation si humide, si arrosée sous un soleil brûlant, ces fouillis gigantesques de lianes et de bambous, ces dômes de montagnes qui jusqu'à leur crête sont des mamelons de feuillage, on ne peut concevoir l'impression enchanteresse que nous éprouvons à chaque pas. ”
Anonyme, Le Songe de Poliphile
“ Ainsi donc, toute cette contrée couverte d’arbres, entourée de montagnes boisées, offrait aux yeux une vue plaisante, et la plaine se montrait toute couverte de plantes variées. Les limpides ruisseaux murmuraient en courant au pied des montagnes déclives, dans la vallée qu’ornaient le fleurissant et amer laurier rose, et les joncs, et le tussilage [17] , et la lysimachie [18] , qu’ombrageaient les peupliers noirs et blancs, les aunes amoureux des rives, ainsi que les ormes. ”
Jules Lecomte,
Histoire de l'armée et de tous les régiments…
(1858)
“ Aujourd'hui les maisons sont rasées, les arbres abattus, les vignes arrachées; la verdure est partie avec les beaux jours; les ruisseaux, piétinés par les chevaux, coulent sans transparence entre des bords dévastés, et les collines verdoyantes sont devenues de laids rochers pelés. ”
Edward Bulwer-Lytton,
Aventures de Pisistrate Caxton
“ Je parcourais du regard une plantation de jeunes arbres par où passait notre chemin, qui, après avoir traversé des prairies et des clairières et un verger de superbes arbres fruitiers, descendait en un vallon, puis remontait une colline ; car chaque inégalité de terrain avait été utilisée pour l’avantage du point de vue. ”
Émile Verhaeren,
Toute la Flandre
“ Les champs, De l’un à l’autre bout des plaines, Gonflent leurs flots inapaisés sous les haleines Du vent qui naît à l’aube et s’endort au couchant. C’est l’heure où la verdure, à l’ombre, est déjà noire ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie (1850)
“ Les eaux qui descendent du sommet de ces roches formaient, au fond du vallon, ici des fontaines, là de larges miroirs, qui répétaient, au milieu de la verdure, les arbres en fleurs, les rochers et l'azur des cieux. Malgré la grande irrégularité de ce terrain, toutes ces plantations étaient pour la plupart aussi accessibles au toucher qu'à la vue. A la vérité, nous l'aidions tous de nos conseils et de nos secours, pour en venir à bout. ”
Genetier, Poème plaintif, ou Conseils d'un jardinier… (1840)
“ Que par nos bras ces rochers rendent, Tout peut servir à nos caveaux, Ces monts stériles nous attendent, Pour enrichir nos plus nobles travaux. Des rochers les sommets sauvages, Ne sait-on pas fertiliser? L'eau qui mugit dans les rivages, Veut par nos bras s'utiliser; Il faut aider à la nature, C'est l'art d'anéantir nos maux, Rendons la plaine à la pâture, Passionnons-nous pour ces nobles travaux. ”
“ Tout autour de la prairie, montaient, surélevés en coteau, des bois de hêtres, fermant le court horizon de verdures moutonnantes, et ne laissant, juste dans l’axe de la maison, qu’une fissure, par où se développaient, en éventail, des pays lointains, vaporeux et charmants. Les jardins, depuis longtemps incultes, étaient pleins d’oiseaux que l’homme n’effarouchait plus. ”
Jacques Babinet,
Revue des Deux Mondes
“ Plantez le tout d’arbres fruitiers et surtout d’arbres à basse tige, qui ombragent le terrain sablonneux et arrêtent les courans d’air qui tendraient à réabsorber la pluie ; enfin pratiquez dans la partie la plus basse du terrain une espèce de mur ou contre-fort en pierre avec une issue au milieu. Vous aurez infailliblement une bonne et belle source qui coulera sans intermittence et suffira aux besoins d’un village entier ou d’un vaste château. ”
“ La couleur sombre des laves dont elle est sortie, après avoir été engloutie par elles, comme si elle avait repris la vie dans ses propres cendres, à la manière du phénix, la plaine ouverte qui l’environne et les durs rochers de lave qui ont pris racine dans son port, comme pour assombrir de leur reflet austère jusqu’à l’éclat des flots, tout en elle est triste et majestueux. ”
Charles de Vitis, Paysages gris et bleus (1910)
“ De grandes allées de vieux arbres la traversent en tous sens. Des jardinets fleurissent sur les terrasses. Des ruisseaux d'eau limpide accourent de toutes les places et de toutes les rues; ils se croisent, s'enfoncent sous terre, reparaissent, et la ville est remplie de leurs murmures, de leur fraîcheur et de leur gaieté. ”
“ C'est le seul accident notable d'un paysage sans arbres et tout nu.--Auprès de l'entrée, la maison principale; à droite et à gauche, un carré irrégulier de constructions rustiques dont les toits sont couverts d'une mousse épaisse, séculaire.--Un hangar de branches et de paille occupe un coin.--Le soleil brille, la terre humide fume.--Au delà de la ferme, du côté opposé à la Loire, le pays est cultivé.--Quelques mouvements de terrain sont couverts de taillis et de genêts épineux; un moulin à vent tourne à quelque distance de la ferme. ”
Gaston Lemay, A bord de la Junon (1879)
“ Partout où la paroi du rocher n’est pas absolument verticale, une végétation puissante et touffue, d’un vert sombre, couvre les versants de ces belles collines ; des arbres qui nous paraissent d’une taille extraordinaire en couronnent le faîte et s’avancent sur le bord de l’abîme, se penchant sur lui, comme pour en contempler la profondeur. ”
George Sand,
Nouvelles Lettres d’un voyageur
“ Montagnes gracieuses et fières, sol luxuriant de plantes basses, mouvements de terrain pittoresques, couleur chaude et variée des terrains mêmes, crêtes neigeuses dans le ciel, horizons maritimes merveilleusement encadrés, tout y est, excepté un seul arbre imposant. ”
M. Gustave Geffroy, Le Tour du monde
“ C’est une profusion d’arbres, de plantes et de fleurs, sur un merveilleux terrain qui se creuse et se relève en molles ondulations, qui s’en va en pentes douces jusqu’aux fossés d’autrefois, qui se relève sans effort pour atteindre aux crêtes des vieilles murailles enfoncées dans le sol. ”
Gustave Flaubert,
Par les champs et par les grèves
(1885)
“ Les collines se bombent à leur faîte, épatent leur base, se creusent à l’horizon dans un évasement élargi qui regagne les plateaux, et, avec la courbe gracieuse d’un plein cintre moresque, se relient l’une à l’autre, continuant ainsi, en le répétant sur chacune, la couleur de leur verdure et le mouvement de leurs terrains. ”
Victor-Eugène Ardouin-Dumazet,
Voyage en France 9
“ Dans les arbres, par les champs, par les prés, des hameaux, des villages, des bourgs, de petites villes aux toits rouges semblent semés. C’est une vue sublime, une de celles dont le regard ne peut se détacher. ”
Gustave Larroumet,
Nouvelles études de littérature et d'art
(1894)
“ Devant vos yeux s'étend une plaine à peine relevée par de légères ondulations. Sous un ciel bas, la verdure assourdit ses teintes; des fermes apparaissent de loin en loin, abritées par des épis de bois contre les neiges de l'hiver ”
