Résumé

Alfred de Chaumont Les Rayons d'or de la vie des enfants… (1860)

Oui, tout est jouissance, tout est bonheur, tout est tendre amour, à l'heure souriante du printemps.
Il n'en était pas de même pour Fulbert. Seul, errant dans le parc comme une âme en peine, ne prêtant pas l'oreille aux chants des oiseaux, n'observant pas le progrès des boutons des arbustes et l'épanouissement des fleurs, il s'ennuyait de toute la longueur d'une interminable journée passée dans le silence, la solitude, l'amertume d'un orgueil rétif et le reproche d'une conscience qui murmurait ses torts... Pensa-t-il à sa soeur? J'aime à le croire.
Source : Gallica

Alfred de Chaumont Les Rayons d'or de la vie des enfants… (1860)

Là, dans un silence absolu, ils aperçurent le petit Briscotin, tenant sa soeur Briscotine par la main, qui sortaient de leur pauvre chaumière, et, à travers les arbres en fleurs du verger, épiaient, eux aussi, le retour et le passage des cloches. Comme les autres enfants du pays, ces deux petits êtres en haillons tenaient à les voir nager dans l'éther bleu du firmament pour aller reprendre leurs places clans le campanile du monastère. Mais ils ne virent que des nuages blancs poussés par la brise. Leur imagination se contenta de cette vision, et, des cieux, leur regard se porta sur la terre.
Source : Gallica

Alfred de Chaumont Les Rayons d'or de la vie des enfants… (1860)

Le visage de cette belle enfant souriait dans son sommeil. Fulbert s'éloigna bien vite, et vint près de sa mère causer à voix basse, afin d'attendre plus patiemment le réveil de sa soeur et le résultat de sa surprise. Il n'attendit pas longtemps. Un soupir, doux comme une brise, se fit entendre : un léger frôlement de soie révéla que la jeune fille s'agitait mollement sur sa couche; et une voix pure et cristalline dit avec l'accent de l'amour filial le plus tendre :
— Bonjour, bonjour, ma bonne mère! Es-tu là?
— Oui, mon ange, bonjour, bonjour ! répondit madame de Luzy.
Source : Gallica

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