Henri de Lacretelle,
Les filles de Bohême
(1876)
“ Zaré éperdu l'interrogeait. Saloméa lui ferma la bouche d'un geste. – Ecoutez-la, lui dit-elle. Il faut que nous sachions. Moab se parlait à elle-même. – Zaré, disait-elle, Zaré ! Est-il possible ? Mais je ne t'en veux pas. Quoi ! dans quelques jours. Ce n'est pas ta faute. Ce qui est écrit se fera. Rien ne m'empêchera de t'aimer ! Saloméa l'embrassa. – Renvoie tes pensées, ma chérie ! s'écria-t-elle. Nous sommes là. Reconnais-nous ! Zaré ne se contenait plus. – Moab, dit-il, tu as vu le sort. Qu'est-ce qui m'attend ? Que dois-je faire ? Pourquoi as-tu eu si peur ? ”
