Thérèse Bentzon,
La petite Perle ; Désirée Turpin
(1878)
“ Oh ! s'écria Perle, je ne doute pas que vous ne disiez vrai. Elle paraît si bonne ! – C'est un ange, décida Amaury, et une femme supérieure... vous en jugerez... Quelle mère surtout ! ajouta-t-il en s'exaltant au souvenir des gâteries sans nombre dont l'avait entouré une tendresse aveugle. Et maintenant, concevez-vous mon chagrin ? La mort m'a enlevé mon meilleur, mon unique ami, et les événements, en m'éloignant d'ici, vont encore me séparer de ma mère... Que mettrai-je à sa place dans le vide de mon coeur ? – Hélas ! je vous comprends, dit Perle avec un soupir : moi aussi, je suis seule. ”
