Oscar Noirot, Le prix d'un mari (1880)
“ Elle avait un bon vouloir indéfini. Complaire à tous ceux qu aimait son père ou sa mère, comme à eux-mêmes, tenait lieu maintenant de tous les caprices à cette enfant gâtée. Cela allait si loin, et semblait une chaîne si charmante, que Mlle Trévinet, s'attribuant un exemple salutaire, disait fièrement à Dorothée : – Mon amie, cette enfant-la fera comme moi, elle restera avec vous, – et que M. Audran pensait, en songeant à Georges : – C'est moi qui lui donnerai son mari. Le caractère ne change pas. Que s'était-il donc passé dans le coeur de la jeune fille, que s'y passait-il ? ”
