Ernest Capendu

Résumé

Ernest Capendu Le Pré Catelan... (1862)

Le pauvre garçon m'avait ouvert son coeur. — Enfin, il était blessé, mourant... Que vous dirai-je? La bonne nature l'a emporté sur la mauvaise... J'ai fait comme la veille sur le terrain, je me suis laissé entraîner par un sentiment indépendant de ma propre volonté...
— Allons ! tu es bien le digne fils de ton père ! — dit l'armateur en tendant la main au baron.
— Quant à moi, — ajouta M. Verneuil,—j'ai deviné Georges, j'avais compris son coeur le jour où la vie de mon fils a été en danger. Je n'oublierai jamais la généreuse amitié du baron et son ardeur à venger mon pauvre Edouard.
Source : Gallica

Ernest Capendu Le Pré Catelan... (1862)

Un hurrah accueillit les paroles de l'associé de Pongevin, qui, tout heureux d'avoir mené à bien une phrase entière, se frottait les mains avec jubilation.'
— C'est l'amour à l'agonie! — répondit le baron d'Aureilly.
— Et il doit savoir ce que c'est, lui ! — dit Céline en désignant Cornuel.
— Oui, — continua Georges, — c'est l'amour à l'agonie ; car l'amour, comme tous les grands sentiments, vil surtout de contrastes. La belle affaira, pour une femme, d'être adorée par un homme qui n'en connaît pas d'autres.
Source : Gallica

Ernest Capendu Le Pré Catelan... (1862)

Il avait enveloppé les armes dans un léger par dessus d'été qu'il portait sous son bras.
— A la porte du bois par Saint-Mandé, et brûlez le pavé ! — cria-t-il au cocher en s'élançant dans la voilure.
— Qu'as-tu donc ? — demanda M. Verneuil ; — tes mains tremblent et tu parais tout ému !
— Ce n'est rien, — répondit Georges.
Cinq minutes après, la voiture pénétrait dans le bois de Vincennes, et elle se rangeait près du coupé du comte d'Ornay, qui venait d'arriver.
— Vous ici ! — s'écria Lucien en voyant apparaître le visage décomposé du banquier.
Source : Gallica

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