Donatien Alphonse François de Sade,
Les crimes de l’amour, Nouvelles héroïques et tragiques
“ Ernestine, tout peut se réparer, dit le comte... Je le sais, dit Ernestine, et tout se réparera sans doute ; mais puis-je sortir enfin, ta rage est-elle assouvie ? Sénateur, s’écrie la Scholtz, ne laissons pas échapper cette fille... elle nous perdra ; que nous importe la Vie de cette créature ?... qu’elle la perde, et que sa mort mette nos jours en sûreté. Non, dit le comte, Ernestine sent qu’avec nous les plaintes ne serviraient à rien ; elle a perdu son amant, mais elle peut tout pour la fortune de son père ; qu’elle se taise, et le bonheur encore peut luire pour elle. ”
