Paul Deltuf

Élements biographiques

Paul Deltuf La femme incomprise (1863)

Nançay est un garçon perdu! Et ne va pas croire que je l'abandonne pour cela : il m'inspire, au contraire, beaucoup d'intérêt ; je ferai pour lui être utile tout ce qui dépendra de moi... Seulement, je sais d'avance que cela ne servira à rien. Il est perdu !
— Allons donc! s'écria Rouvière; perdu parce qu'il a compromis sa fortune? Eh! que diable, ce n'est pas une raison pour désespérer d'un jeune homme. Nançay a de l'intelligence, de l'honneur, de l'instruction ; c'est un capital comme un autre. Il écrit avec facilité, il vivra de sa plume.
Source : Gallica

Paul Deltuf Les tragédies du foyer (1868)

Cordélia ! Cordélia ! pardon ! Mais, vois-tu... cette feuille... cette maudite feuille de vigne ! Ah ! qu'elle disparaisse ! il faut qu'elle disparaisse. Mais non... je ne suis qu'un fou et qu'un criminel.
— Calme-toi, mon Hermann, lui dit la princesse en l'enlaçant mollement de ses beaux bras; si tu me fais souffrir, c'est que tu souffres aussi, toi. Ne pleure pas, Hermann, c'est la seule grâce que j'implore de toi ; quand je te vois pleurer, je voudrais mourir. Ton beau sourire te va si bien ! Et tiens! tu souris... et tu souffres, pourtant! Tu es bon ! merci !
Source : Gallica

Paul Deltuf Récits dramatiques, par Paul Deltuf (1854)

Je le conçois, reprit lord Deloraine ! Vous êtes jeune et elle est belle. Enfin, tant qu'on n'a pas goûté les pures délices de l'amour des âmes, on est peut-être plus accessible aux séductions des sens. Une femme qui ait une âme de femme, cet idéal que nous rêvons tous, c'est un trésor inappréciable et rare. Puisse la fortune le jeter sous vos pas, vous le méritez ; car vous allez souffrir, Octave. Vous allez prendre le monde à mal gré, votre coeur si tendre va se durcir, vos lèvres si expansives vont se fermer.
Source : Gallica

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