Paul Deltuf

Résumé

Paul Deltuf La femme incomprise (1863)

En un mot : je ne suis pas un homme déshonoré, mais je suis un homme compromis. Me rapprocher de vous serait consommer ma perte.
A ces mois, deux larmes silencieuses tombèrent des joues de Juliette.
— Qu'avez-vous ! lui demanda-t-il, question qu'on adresse presque toujours à celles qu'on fait pleurer.
— C'est mon dernier rêve qui s'envole, dit-elle.
— Quel rêve?
Elle hésita comme une femme qui n'est pas bien sûre de ce qu'elle a rêvé. Nançay renouvela la question, et alors madame Varella improvisa ce qui suit :
— Si vous l'eussiez voulu, j'aurais quitté pour vous ce luxe odieux.
Source : Gallica

Paul Deltuf La femme incomprise (1863)

Nançay est un garçon perdu! Et ne va pas croire que je l'abandonne pour cela : il m'inspire, au contraire, beaucoup d'intérêt ; je ferai pour lui être utile tout ce qui dépendra de moi... Seulement, je sais d'avance que cela ne servira à rien. Il est perdu !
— Allons donc! s'écria Rouvière; perdu parce qu'il a compromis sa fortune? Eh! que diable, ce n'est pas une raison pour désespérer d'un jeune homme. Nançay a de l'intelligence, de l'honneur, de l'instruction ; c'est un capital comme un autre. Il écrit avec facilité, il vivra de sa plume.
Source : Gallica

Paul Deltuf La femme incomprise (1863)

Auriezvous abandonné la littérature, ou bien ai-je la berlue?
— Ni l'un ni l'autre, repartit Jehan Frollo, en passant son bras sous celui de Nançay; et vous, que devenez-vous ?
— Je travaille... avec acharnement. Mais, deux mots, donnez-moi, de grâce, la raison d'une transformation à laquelle je ne comprends rien. Vos convictions d'autrefois...
— Sont restées les mêmes, je vous jure, car je n'en ai jamais eu que deux : la première, c'est qu'il faut vivre en honnête homme ; la seconde, c'est qu'il faut passer la vie douce autant que possible ; on ne vit qu'une fois.
Source : Gallica

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