Grand Théâtre de l'Opéra

Définition et enjeux

Portrait de Albéric Second Albéric Second,  Les petits mystères de l'Opéra (1844)

“ Le théâtre était livré aux plus obscurs comparses et aux triplures les plus ignorées. Des roulades horriblement équivoques montaient en spirales vers les frises; des points d'orgue dont on ne saurait se faire aucune idée se croisaient dans l'air, où ils voltigeaient lourdement, pareils à une troupe de canards civilisés.
Quand vint le tour du ballet, ce fut cent fois pis : tous les gros pieds, toutes les grosses mains et toutes les grosses jambes de l'Opéra s'en donnèrent à cœur joie. Les danseuses les plus outrageusement maigres affrontèrent sans pudeur le grand jour de la rampe.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Augustin Sainte-Beuve Charles Augustin Sainte-Beuve,  Causeries du lundi

“ Il est trois ou quatre théâtres que l’on ne conçoit pas sans protection en France : l’Opéra, l’Opéra-Comique, le Théâtre-Français et les Italiens. Ce sont des théâtres de luxe ou des écoles de goût. Je ne dis rien de l’Opéra-Italien, plante exotique, plante rare et délicieuse, qui s’acclimate chaque jour parmi nous, mais qui a besoin encore des artifices de la serre. Le Grand-Opéra est un spectacle unique. Relisez le Mondain et ce qu’en a dit Voltaire ; c’est encore vrai pour nous : l’Opéra représente la civilisation parisienne à ses grands jours, dans sa pompe et dans ses fêtes. ”
Source : Wikisource

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