Résumé

P. Scudo Revue musicale - 1er janvier 1860

Le succès d’Orphée au Théâtre-Lyrique s’accroît chaque jour, comme nous l’avions prévu. Il n’y a pas une personne qui se pique ou qui s’efforce de comprendre un peu les arts qui ne veuille entendre ce chef-d’œuvre d’un sentiment si profond et si pur, et qui ne revienne charmée, avec le désir de l’entendre encore. Mme Viardot soutient dans le rôle principal, qu’elle a véritablement créé, la réputation qu’elle s’est acquise, et elle jusqu’à ceux qui lui voudraient une voix plus jeune et d’un timbre plus musical.
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P. Scudo Revue musicale - 1er janvier 1860

De pareils événemens prouvent encore une fois qu’il y a dans la musique, et même dans la musique dramatique, des beautés impérissables qui ne demandent qu’à être bien interprétées pour produire leur effet. Que les jeunes compositeurs se rassurent donc, et que la restauration d’un vieux chef-d’œuvre leur serve d’exemple, non pour imiter la manière de Gluck, mais pour s’inspirer de son génie et pour créer à leur tour des formes nouvelles ! C’est une profonde erreur de croire que l’admiration des monumens du passé empêche en nous la puissance créatrice.
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P. Scudo Revue musicale - 1er janvier 1860

On se demande, en voyant de telles œuvres se produire sur un théâtre aimé du public, qui possède un si riche répertoire, s’il n’y a plus de compositeurs en France, et a quelle haute protection M. Gabrielli a dû une faveur que rien ne justifie. Comment ! il n’y a que trois théâtres lyriques pour un peuple de trente-six millions d’âmes, et vous livrez l’Opéra et l’Opéra-Comique, subventionnés par l’état pour essayer de grandes choses, à des médiocrités obséquieuses qui viennent prendre la place des artistes élevés aux frais de la nation !
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