“ D'abord l'Etat doit-il subventionner les arts, et dans l'espèce, les arts de la musique, de la danse, l'art dramatique, la poésie ?... et, s'il le doit, à qui cette subvention doit-elle profiter? Est-ce aux arts et à ceux qui en meurent plus qu'ils n'en vivent, ou bien à des entrepreneurs trop habiles ? Est-ce aux théâtres qui n'en ont pas besoin et qui peuvent prospérer par leurs seules ressources, ou bien aux entreprises d'autant plus aléatoires, d'autant moins sûres du succès pécuniaire, qu'elles n'ont à leur disposition que des éléments hasardeux et des noms sans influence sur le public ? ”
Résumé
“Humble Requête présentée par les fondateurs des concours en public de poésie et de composition musicale, à M. le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts et à MM. les membres du sénat au sujet des subventions théâtrales et de la réorganisation du Théâtre lyrique”, publiée en 1878, est une œuvre de . Des thèmes tels que artistes, Académie de musique ou Opéra y sont abordés.
Citations de Humble Requête présentée par les fondateurs des concours en public de poésie et de composition musicale… ()
“ M. de Tillancourt, auquel répondait M. le Ministre, avait eu le courage de signaler, dans un langage ferme et élevé, l'état précaire de l'Académie de musique. Et nous avouons que M. le Ministre des Beaux-Arts n'a nullement réfuté le passage du discours de l'honorable député de ChâteauThierry : " Il n'est personne de vous, Messieurs, qui ne remarque l'absence de grands artistes qui n'ont jamais paru à l'Opéra, et de quelques autres qui, après avoir contribué à sa prospérité, ont cessé d'y être attachés; on se demande si cet éloignement n'est pas motivé par un désir d'économie. ”
“ Eh bien ! luttons contre cette tendance, et il n'y a qu'une manière de lutter : c'est d'aider au développement du grand art, de le favoriser dans la mesure de nos efforts ; c'est d'encourager, autant que nous pouvons, tous les talents qui, à force de bonne volonté, à force de réaction intelligente, veulent ramener cet admirable pays dans les voies où nos aïeux autrefois l'ont illustré, en lui donnant, avec les oeuvres que nous admirons, de hautes et nobles distractions. ”
