Résumé

P. Scudo Revue Musicale. — Norma, Mme Penco

D’une taille élevée et fortement constitué, M. Graziani possède une voix fatiguée et ternie par les excès d’une déclamation violente. Il est évident que M. Graziani a été élevé avec la musique de M. Verdi. Aussi manque-t-il de flexibilité dans l’organe, et, comme le maître dont il chante la mélopée, le virtuose ne peut obtenir de certains effets dramatiques qu’aux dépens de la grâce et du naturel. Il serait injuste cependant de prétendre que M. Graziani n’a pas une certaine expérience de l’art de chanter, et même du sentiment.
Source : Wikisource

P. Scudo Revue Musicale. — Norma, Mme Penco

Qu’on se rassure, le succès des opéras de M. Verdi ne nous empêche pas de dormir. Nous avons la sérénité et l’assurance que donne la foi, mais la foi qui résulte de l’adhésion de la raison à quelques vérités immortelles dont nous nous efforçons d’appliquer les principes aux œuvres éphémères qui excitent les acclamations de la foule. Une représentation des Noces de Figaro nous console de bien des mécomptes, comme l’audition d’une symphonie de Beethoven nous affermit dans le dédain que nous inspirent ses tristes imitateurs.
Source : Wikisource

P. Scudo Revue Musicale. — Norma, Mme Penco

Cependant le Théâtre-Lyrique, qui n’a pas de subvention, mais qui est conduit par un administrateur courageux, fait toujours merveille avec une vieillerie comme les Noces de Figaro de Mozart, ainsi qu’aiment à la qualifier les jeunes-premiers du feuilleton du progrès. Soixante représentations de la pâle musique que Mozart a mise sur l’esprit de Beaumarchais n’ont pas encore suffi à rassasier le public qui, trois fois par semaine, fait une lieue et demie pour aller entendre un opéra sans cloches, sans enclume et sans marteau.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature