Résumé

P. Scudo Artistes contemporains. — Lablache

Si l’on a eu raison de dire que la grande comédienne française emporte, sous les bandelettes qui enveloppent ses membres glacés, la tragédie du siècle de Louis XIV, l’une des plus nobles manifestations de la poésie dramatique, on peut affirmer, avec plus de vérité encore, qu’avec Lablache a disparu un des types les plus parfaits de l’ancien opéra bouffe italien. La gaieté est bien autrement personnelle, inhérente à l’individu et au milieu social où il se produit, que le don des larmes, ce témoignage universel de la pitié et de la tendresse humaines.
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P. Scudo Artistes contemporains. — Lablache

Les dix-huit années de la monarchie de juillet forment la quatrième époque de l’histoire du Théâtre-Italien depuis 1789. Rossini, Mozart, Cimarosa, suivis de la nouvelle génération de compositeurs Bellini, Donizetti, Mercadante, Paccini, etc., trouvent dans Mme Malibran, dans Rubini, Tamburini, Mlle Grisi et Lablache des interprètes incomparables.
Dans cette troupe de chanteurs d’élite qui, pendant vingt-deux ans, a fait l’étonnement de la France et de l’Angleterre, Lablache était une exception. La nature l’avait doué d’un physique imposant et d’une voix merveilleuse.
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P. Scudo Artistes contemporains. — Lablache

Je n’ai jamais pu voir cette scène touchante où Lablache savait si bien exprimer le courroux, la douleur et la bonté d’un cœur paternel, sans que mes yeux se remplissent de larmes. Oh ! que l’art ainsi compris est une chose digne d’admiration !
Je dînais un jour chez Lablache. C’était pour fêter je ne sais plus quel anniversaire des annales domestiques. La belle et nombreuse famille du grand artiste, filles, garçons et petits-enfans, était toute réunie autour de la table paternelle.
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