Opéra bouffe

Définition et enjeux

André Martinet Offenbach, sa vie et son oeuvre (1887)

Adieu les opérettes à trois ou quatre personnages, les petits actes vite écrits et aussi rapidement montés ! L'Opéra-Bouffe va naître, révolutionner le vieux monde dès ses premiers pas, l'éblouir de sa fantaisie, de sa richesse, l'attirer par sa grâce et l'enivrer de son entrain.
Orphée est proche ; sous son archet magique vont se dérouler les rythmes qui feront tournoyer l'univers.
Source : Gallica

Félix Clément Les musiciens célèbres depuis le seizième siècle jusqu'à nos jours… (1873)

Je suis bien éloigné de vouloir proscrire l'opérette bouffe ; c'est un genre dans lequel l'esprit français peut se donner carrière et prendre des coudées assez franches ; la musique peut le seconder et nous reposer par des mélodies gracieuses, peu développées, par une instrumentation légère et piquante, de la solennité de l'opéra sérieux. Mais il y a des limites en toutes choses, qu'on ne peut dépasser sans faire perdre à ces choses elles-mêmes leur saveur et leur charme.
Source : Gallica

Various L'Illustration, No. 1594, 13 Septembre 1873

Il est vrai que l'opéra et l'opéra-comique se meurent faute de compositeurs et de chanteurs, mais l'opéra-bouffe règne sur toute la ligne. Il a pour assurer sa vogue des maîtres du genre, et si les exécutants font défaut à la salle Pelletier et à la salle Favart, l'état travaille pour l'opérette. Savez-vous ce que notre conservatoire de musique, avec son illustre chef et ses excellents professeurs, a produit cette année? Un ténor, un seul; et ce ténor c'est l'Athénée qui l'a engagé.
Un talent s'élève à l'horizon musical
Source : Gutenberg

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