André Martinet

Résumé

André Martinet Offenbach, sa vie et son oeuvre (1887)

« Le titre dit tout ce que sera son répertoire. C'est une salle de plus consacrée au rire franc, à la fantaisie, à la mélodie leste et pimpante, aux hardis refrains. »
Bien différente alors des Folies-Marigny que nous avons vu disparaître, la salle où devait s'ouvrir la vie triomphale de Jacques Offenbach ; des rangées de gradins étages jusqu'à une ligne de loges, gradins à la pente si raide qu'une caricature de l'année nous montre un échafaudage de têtes, des bras serrés, des corps tendus avec cette légende : Stratagème du jeune Offenbach
qui se fait un théâtre avec une échelle.
Source : Gallica

André Martinet Offenbach, sa vie et son oeuvre (1887)

Mais les bravos se glacent sur les lèvres, les mains restent muettes : le motif jugé adorable par les rares élus à qui Offenbach l'avait fait entendre, se déroule avec une lenteur désespérante, et le morceau s'achève au milieu du plus complet silence.
L'impression fâcheuse est vite dissipée : la Belle Hélène ne compte plus que des fanatiques ; on se presse autour de Jacques, on entoure les interprètes, mais rien ne peut faire oublier à Dupuis l'échec du Mont-Ida. Il a regagné Nogent la mort dans l'âme, regardant la Marne d'un oeil farouche.
Source : Gallica

André Martinet Offenbach, sa vie et son oeuvre (1887)

Le 15 janvier enfin vit la première du Roi Carotte.
Le succès fut retentissant ; la partition était de l'Offenbach des meilleurs jours, le rôle de Robin-Luron comptait parmi les plus charmantes créations de Mlle Zulma Bouffar, entourée de Mlle Sevestre, de Mme Judic à peine sortie de l'Eldorado et des Folies-Bergère, de Masset, de Grivot et d'Alexandre. — Avec son décor ensoleillé, son fourmillement de marchands, de gladiateurs, de patriciens et de courtisanes, son cortège nuptial, soutenu par une musique exquise, l'apparition de Pompéï arracha des cris
d'admiration.
Source : Gallica

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