“ Oui, un Français de la famille de Mérimée et de Stendhal, un Parisien de l’école de Musset, tel réapparaît Ludovic Halévy dont l’œuvre inachevée encore, Dieu merci, est faite pour les délicats et dont le caractère, ce qui ne gâte rien, est des plus sûrs que je connaisse dans notre monde littéraire. Correct comme sa phrase, net comme son style, avec beaucoup d’esprit et une raillerie bienveillante dont le fond serait volontiers mélancolique, voilà l’homme. ”
Citations sur “Ludovic Halévy”
Comte d’Haussonville, de l'Académie française, Revue des Deux Mondes
“ Fromental Halévy, le musicien, et Léon Halévy, l’helléniste, surtout Léon, veillèrent sur l’éducation de l’orphelin qui demeura très lié avec Ludovic Halévy. Les Premiers Paris de Prévost-Paradol étaient étincelants de verve et d’ironie surtout, car l’ironie était la seule forme que l’esprit d’opposition pouvait adopter sans péril. ”
Armand Silvestre,
Album Mariani. Second volume : portraits…
(1896)
“ S'il s'agit d'opérette, c'est dans la facilité à transporter les événements de jadis en petits faits contemporains que se retrouve la caractéristique du talent d'HALÉVY. Laissons de côté en effet tout ce que la Belle Hélène et Orphée aux Enfers peuvent avoir d'irrévérencieux, de dépoétisant, de rapetissant, pour ne voir que ce fait : LUDOVIC HALÉVY est un ironiste, un philosophe gai, il castigat ridendo., il pirouette ses conseils, tourne en couplets sa morale. ”
Ludovic Halévy,
L'invasion : souvenirs et récits
(1872)
“ Le temps était superbe ; un grand soleil inondait la falaise. Le menuisier Fossey avait attelé son petit cheval blanc à sa petite carriole jaune, et Fichel, le peintre, assis sur le siège de la voiture, tenait un drapeau tricolore qui flottait gaiement, battu par le vent de la mer. Nous arrivâmes au Tilleul, et, là, devant l'église, il fallut se séparer. Nos quarante mobiles continuèrent leur route vers le Havre, Un gamin salua leur départ d'un cri de : Vive l'empereur ! Que de choses à apprendre dans ce pays, et que de choses aussi à désapprendre! ”
La Cour et la Société du second Empire… (1902-1904)
“ Ludovic Halévy 247 sait encore quand son scénario d'Orphée aux Enfers, — livret d'une partition qu'on reprend toujours, — tomba sous la main d'Offenbach. Ludovic Halévy avait trouvé sa voie et n'eut pas à regretter d'avoir quitté les bureaux ministériels pour une carrière qui lui donna toutes les satisfactions. Il l'a dit lui-même, n'attribuant son succès durable « qu'à une chance extraordinaire. Tout ce que j'ai entrepris a réussi. » ”
“ Voyant que, dans ses premières années de collège, Ludovic Halévy ne pouvait mordre au grec et au latin, Paradol réussit à le faire mordre au français. J’ai publié jadis dans le journal le Temps une lettre que Paradol écrivait à Halévy et où il lui disait à peu près : « Si tu es paresseux, tâche d’avoir au moins la paresse intelligente. Lis, lis beaucoup, mais très bien ; tiens, voilà ce qu’il faut lire. » ”
Charles Virmaître, Paris-canard (2e édition) (1888)
“ Voici un passage de sa critique: Voyez si M. Ludovic Halévy a le sort qu'il mérite. Il est justement à l'âge de l'enthousiasme, de la maladresse heureuse, des belles audaces, et sa pièce des Moulins à vent a l'air d'avoir été écrite par ces vieux vaudevillistes à trucs, à ficelle, à refrains en prose, à scènes toutes faites, à femmes cachées dans les cabines, qui furent contemporaines de Barras, et dont les vaudevilles ont des barbes blanches qui font dix-huit fois le tour du manteau d'Arlequin 1 Le comique par répétition, ô ciel! ”
Ludovic Halévy,
La famille Cardinal
(1907)
“ Madame Cardinal, je vous ordonne d'aller jusqu'au bout, sans vous interrompre. » Ah ! ma chère amie, quand on n'a pas vu monsieur Cardinal dans ces moments-là, on n'a rien vu, on ne sait pas ce que c'est que le sang-froid, l'empire sur soi-même. Je reprends : « Il a deux filles qui ont dansé à l'Opéra. L'aînée vit à l'étranger en concubinage avec un marquis italien. La cadette, sous le nom de Pauline de Giraldas, s'adonne à la galanterie sur une grande échelle. » » Oui, ma chère, j'ai eu la force de lire ces choses-là à haute voix devant monsieur Cardinal. Virginie en concubinage !... ”
Ludovic Halévy,
Les petites Cardinal
(1880)
“ J'emmène Virginie sur un banc à l'écart, et je lui dis: — Voyons, qu'est-ce que c'est que ce farceur-là ? Alors j'apprends la vérité, quelque chose d'horrible, ma chère amie. Un ténor italien ! c'était un ténor italien !. Être marquise, prendre un amant jet ne pas même le prendre dans son monde! C'était à n'y pas croire, et c'était comme ça. Pendant que l'autre était allé voir pour ses bagages, elle me raconta tout, la pauvre petite chatte : qu'elle s'ennuyait à périr là-bas à Florence; que sa grande distraction, c'était le théâtre ”
Ludovic Halévy,
La famille Cardinal
(1907)
“ Et toutes les sept, les bras en l'air, en extase, la bouche absolument béante, se pâment en regardant le jeune pompier. Il devient cramoisi, et, perdant tout à fait contenance, prend le parti de s'en aller faire une petite ronde dans la coulisse. — Ah ! que je l'aime ! s'écrie le professeur. Le violon s'efforce de jouer une phrase d'amour. Le regard du maître de pantomime se noie dans l'infini. ”
Pierre Véron, Le panthéon de poche
“ Vrai enfant de la balle, jouait la comédie à quatre ans, dirigeait un théâtre à dix-huit!Vous voyez qu'en se disant fils de ses œuvres, il ne triche pas avec sa généalogie.HALÉVY (LUDOVIC) —Savez-vous pourquoi votre visage pâle et barbu est une succursale de l'Amérique? lui demandait Dupuis un jour.—Non.—Parce que l'on y voit la lutte des blancs et des noirs.—Avec des si et des mais, prétendait un vieux dicton, on mettrait Paris dans une bouteille.Ludovic Halévy a réalisé ce prodige. Il a mis Paris à infuser dans sa bouteille d'encre. ”
“ C’est le menu fait et le détail que Ludovic Halévy recherche avec une sorte de scrupule passionné. Une goutte d’eau contient un monde et une perle fine vaut toutes les lourdes joailleries du monde. Les souvenirs de jeunesse de l’auteur de Criquette, de l’Abbé Constantin, de la Famille Cardinal et de Deux Mariages m’ont entraîné un peu trop loin ; mais, dans la vie de tout contemporain, n’est-ce pas l’aurore, l’heure de début qui préoccupe l’attention ? Les œuvres de l’auteur de l’Invasion sont dans toutes les mains., Je n’avais pas à les analyser. ”
Ludovic Halévy,
La famille Cardinal
(1907)
“ Tous ces gens-là se tiennent, vois-tu, qu'ils s'appellent Napoléon III, Mac-Mahon ou Gambetta. Ils ont la même routine, les même préjugés. Ils ne comprendront jamais la grandeur de ton caractère, Ils te jetteront toujours tes filles à la tête. Tes filles !... tes filles !... Eh bien ! ils ont peut-être raison après tout. Ah ! tiens, monsieur Cardinal, laisse-moi te dire une fois toute ma pensée... J'ai des sentiments vulgaires, c'est vrai... des idées bourgeoises, mais enfin ma pensée, la voilà : c'est que ta vraie carrière, ça n'est pas la politique ; ta vraie carrière, c'est tes filles ! ”
Ludovic Halévy,
Madame et Monsieur Cardinal. Le Rêve…
(1883)
“ Pauline vint se planter devant Madame Cardinal et joyeuse : — Regarde, maman, regarde à mes oreilles ces deux petits diamants; c'est Monsieur de Glayeul qui me les a apportés ce soir. Madame Cardinal remit en hâte ses lunettes sur son nez, examina les deux petits diamants et fut, à ce qu'il paraît, satisfaite de l'examen; car, se tournant vers moi : — Il se conduit très-bien avec Pauline, Monsieur de Glayeul. Voyez-vous, c'est une inspiration du ciel qui m'a fait aller chez lui le 29 avril. Et maintenant allez vous-en. Vous gênez ces enfants!. Elles ne peuvent pas se déshabiller devant vous. ”
Ludovic Halévy,
La famille Cardinal
(1907)
“ On est en paix, c'est une charrue ; la guerre éclate, c'est un canon. Le laboureur devient l'artilleur ; tous les dimanches, pendant deux heures, il s'exerce avec sa charrue-canon. C'est une merveille. Il n'arrive pas un nouveau ministre de la guerre, — et on en change tous les trois mois ! — sans que monsieur Cardinal ne lui écrive pour lui signaler sa découverte. Et jamais, jamais il ne reçoit de réponse!... Ça n'étonne pas monsieur Cardinal... ”
“ FÈ-NI-HAN. Ah ! très bien ! je dois tourner s’il vous plaît ! tournons ! (Reprenant.) « Je dois épargner mes compatriotes ! Si vous avez grand désir de revoir votre patrie, moi je n’ai d’autre ambition que de prendre ta place, Fè-ni-han, et de fainéantiser vingt-quatre heures par jour sur tes coussins ! » (S’interrompant.) Fè-ni-han, va ! ”
Ludovic Halévy,
Le Château à Toto
“ MASSEPAIN. Je crois bien que je sens... RAOUL. C’est bon... LA VICOMTESSE. C’est délicieux... Mais qu’est-ce que ça peut être ? CATHERINE. Ahi j’y suis... c’ que m’a dit Pitou... Cette odeur de pommade... ça doit être le neveu du général Bourgachard... CRÉCY-CRÉCY. Le neveu du général Bourgachard, c’est impossible. CATHERINE. Le voici, le voici, suivi de tout le village. LA VICOMTESSE. Ah ! tant mieux... il va nous dire ce que c’est que cette odeur-là. TOUT LE MONDE. Qu’est-ce que ça peut-être ? Entre Pitou en costume de gandin, très-exagéré. Tous les paysans le suivent en le flairant. ”
Ludovic Halévy,
L'invasion : 1870-1871 : récits de guerre
“ Nous marchions, précédés de six tambours et de quatre clairons. Jamais Criquetot n'avait assisté à une telle solennité militaire. Nous aurions dû, au bout de cinquante pas, nous arrêter sur la place de la Mairie, mais notre capitaine jouissait trop délicieusement de ce luxe de tambours et de clairons pour ne pas prolonger un peu son plaisir. Nous paradons pendant un grand quart d'heure dans les rues de Criquetot, passant et repassant devant une foule émerveillée. Aux fenêtres, cependant, de pauvres femmes nous regardent avec des yeux rougis par les larmes. ”
Ludovic Halévy,
Notes et souvenirs, 1871-1872…
(1889)
“ Par malheur, elle eut un fils, et, par malheur, il se trouva que ce fils fut un homme très intelligent qui se mit d'abord à écrire quelques articles de journaux et quelques vaudevilles ; puis à faire des affaires ; puis à faire fortune. Sa première pensée fut aussitôt de tirer sa mère de cette loge de concierge. Elle jeta les hauts cris. Jamais, jamais elle n'abandonnerait l'Opéra ”
Ludovic Halévy,
Notes et souvenirs, 1871-1872…
(1889)
“ A l'un de mes amis, reçu par lui, en 1870, en audience de congé, il débitait gravement cette phrase extraordinaire : — Un diplomate doit toujours écouter en silence, et, quand son interlocuteur a fini de parler, il doit répondre : — Je le savais. Mon ami crut n'avoir pas bien entendu et se fit répéter la phrase. Le duc de Gramont est beau, un peu trop beau. Raide, froid, digne. Il s'appliquait évidemment, pendant que madame Sasse chantait la Marseillaise, à être plus impénétrable et plus impassible que jamais. ”
Ludovic Halévy,
Le Château à Toto
“ CATHERINE, regardant Raoul qui mange avec, avidité. Ah ! il est enchanté !... c’ qu’y a d’ curieux chez lui, c’est que, peine ou plaisir, il manifeste tout d’ la même manière. TOTO. Il est enchanté, seulement, comme il tient avant tout à ne pas vous tromper, il m’a chargé de vous faire un aveu... CATHERINE. Un aveu ?... TOTO, hésitant. Il n’est pas marquis. CATHERINE, surprise. Il n’étiont point marquis ? TOTO. Non ! Eh bien ? CATHERINE, après un temps. Eh ! ben, donc ! quéqu’ vous voulez... je serai madame de la Pépinière... c’est flatteur ! tout d’ même ! ”
“ GUSTAVE. Mais alors, pourquoi êtes-vous venue ? CATHERINE, très-gravement. Parce que j’ai résolu du vivre honnêtement. Je suis allée au bureau de placement. On m’a dit : « Il y a un M. Rabastens qui cherche une bonne... » Et je suis venue, et je vous prie de me laisser éplucher mes pommes de terre. (Elle va se rasseoir.) GUSTAVE. Au fait, je n’ai que ce que je mérite. Il va tomber, désolé, sur une chaise à droite. — Il tire de sa poche un petit portefeuille et de ce petit portefeuille une petite photographie. — Il se met à regarder cette photographie en poussant de gros, de gros soupirs. ”
Ludovic Halévy,
Deux mariages : un grand mariage…
(1883)
“ Hier, après avoir vu maman, M;mc de Mercerey, courageusement, malgré sa migraine, se mettait en campagne, racolait des invités, racolait des musiciens, faisait imprimer des programmes, car les programmes étaient imprimés! Quelle activité! A quoi cependant tient la destinée! Si Virginie avait attaché plus solidement mes deux grosses nattes, si Triboulet avait été sage au montoir, si les Puymarin n'avaient pas fourré les Mercerey dans le fretin, il ne dînerait pas demain à la maison et je ne m'adresserais pas cette question : « Serai-je ou ne serai-je pas comtesse de MartelleSimieuse ? » ”
Ludovic Halévy,
Madame et Monsieur Cardinal. Le Rêve…
(1883)
“ Il ne répond pas. Je continue : — Vous n'avez pas trente ans, vous n'êtes pas marié. Pourquoi n'êtes-vous pas dans la mobile, devant les Prussiens? Raynald était très-pâle et me regardait d'un air stupide, effaré, éperdu. Moi, j'allais toujours : — Que faites-vous à Bordeaux? Pourquoi ne vous êtes-vous pas engagé dans cette admirable armée du Mans? Pourquoi ne couchez-vous pas dans l'eau, dans la boue, comme moi, comme nous tous depuis six mois? Pourquoi insultez-vous ceux qui se battent, ceux qui souffrent, ceux qui meurent? ”
Ludovic Halévy,
Madame et Monsieur Cardinal. Le Rêve…
(1883)
“ Il tire de son côté, moi du mien; la moitié de l'eau bouillante lui tombe sur les jambes; il pousse un cri et lâche prise. a Alors, moi je passe et je cours à ma Virginie : « Tiens, mon ange, voilà ton bain de pieds. » « Et regardant le marquis bien dans les yeux : « Essaye un peu, vilain singe, d'arracher une « mère des bras de sa fille. Tu abandonnes tes « enfants, toi, mais moi je n'abandonne pas la « mienne ! » A ce moment, Madame Cardinal s'interrompit et s'élança au petit trot sur le théâtre, puis revint tout de suite en tenant Pauline par l'oreille. ”
“ Les Mêmes, GUSTAVE, traînant piteusement sa malle.CATHERINE. Et vous me permettrez de demander conseil à votre neveu. GUSTAVE. Conseil à moi !... CATHERINE. Je vous en prie, écoutez-moi ; vous n’avez pas été bien poli tout à l’heure, mais cependant vous me faites l’effet d’un bon garçon, et je m’adresse à vous bien sincèrement ! Voilà monsieur qui me fait aussi l’effet d’un bon garçon et qui m’offre un mobilier... mi-partie Boule. GUSTAVE, éclatant. Un mobilier... il vous offre un mobilier mi-partie Boule... ”
Ludovic Halévy,
Les petites Cardinal
(1880)
“ Eh oui !. là-haut. J'étais ouvreuse aux quatrièmes loges, vous êtes venu me demander des nouvelles de la famille Cardinal. Je suis madame Canivet. Madame Canivet !. Ah ! pour le coup je me rappelai. C'était madame Canivet qui m'avait, le soir de la reprise de Don Juan, donné des nouvelles de la famille Cardinal. Descendre aux troisièmes loges, c'était alors toute l'ambition de madame Canivet. Cette ambition avait été plus que satisfaite. C'était aux premières loges que je retrouvais madame Canivet. Je lui en fis mon compliment: - Ah ! me répondit-elle, voilà comment c'est arrivé. ”
Ludovic Halévy,
La famille Cardinal
(1907)
“ «Mais ils ne voulaient pas s'en aller, tt pendant que j'arrivais, moi, aussi vite que je pouvais, du fond du potager, l'un de ces deux messieurs commence à faire monter par son cheval les marches du perron... Et, tout à coup, voilà monsieur Cardinal qui sort de la maison ! C'était bien ce que je craignais, et je reste là, comme foudroyée, avec mon panier de fraises à la main... » — Arrière, messieurs, arrière !... Je suis ici chez moi. » — Voyons, papa, ne te fâche pas... Je connais ces messieurs. ”
Ludovic Halévy,
Les petites Cardinal
(1880)
“ Un jeune homme en redingote et un garçon de café essaient de regimber, et sont aussitôt jetés violemment dans la cour de l'hôtel. Une trentaine de prisonniers défilent ainsi devant nous, et sur tous se referme la porte de la mairie. J'allume un cigare et j'entends derrière moi la malédiction de Valentin tomber sur Marguerite. Le quatrième acte est fini. Retour de mes deux petites danseuses, G. en Nubienne et M. en Troyenne. Les voilà prêtes pour le ballet. — Nous avons encore dix minutes avant la danse, me dit G. Chante-t-on encore la Marseillaise? ”
Ludovic Halévy,
L'invasion : 1870-1871 : récits de guerre
“ La journée s'achève dans la plus grande tristesse, mais dans le plus grand calme. Le soir, la diligence du Havre ne revient pas. A dix heures, arrive à pied du Havre un homme marié de Fécamp qui, le matin, avait manqué le départ de l'Hercule. Le conducteur de la diligence n'a pas osé se mettre en route, parce qu'on avait appris au Havre l'occupation d'Étretat par un corps d'armée prussien. Cet homme nous apporte du Havre un journal qui contient la dépêche officielle suivante, datée de Tours, 9 décembre, et signée de M. Gambetta ”
