Triboulet

Définition et enjeux

Portrait de Michel Zévaco Michel Zévaco,  Triboulet (1901)

“ Son visage bouleversé de colère, d’étonnement, de mille sentiments contraires, s’approcha du visage calme et douloureux de Triboulet.
— Misérable fou ! bégaya-t-il d’une voix presque inintelligible, tu dis... répète... tu oses dire !
— Sire, le désespoir d’un père ne connaît pas les limites de l’audace. Je dis : sire, qu’avez-vous fait de Gillette, ma fille ?
Le roi grinça des dents. Il secoua frénétiquement le bras de Triboulet. Il dit :
— Ta tête au bourreau, vil bouffon, si jamais qui que ce soit au monde a entendu ce que tu viens de dire !
— Sire ! Mon enfant ! Je veux mon enfant !
”
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Le roi s’amuse

“ Clément-Sept, Doria, Charles-Quint, Soliman ?
Quel César, quel Jésus, quel guerrier, quel apôtre,
Jette les nations ainsi l’une sur l’autre ?
Quel bras te fait trembler, terre, comme il lui plaît ?
La terre, avec terreur, répondrait : Triboulet ! —
Oh ! jouis, vil bouffon, dans ta fierté profonde.
La vengeance d’un fou fait osciller le monde !
Au milieu des derniers bruits de l’orage, on entend sonner minuit à une horloge éloignée. Triboulet écoute.
Minuit !
Il court à la maison et frappe à la porte basse.
”
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Portrait de Michel Zévaco Michel Zévaco,  Triboulet (1901)

“ François Ier éprouvait une cruelle jouissance du supplice qu’il infligeait à son fou. C’était sa vengeance Triboulet, un bouffon, un être méprisé, l’objet de l’universelle dérision, Triboulet avait pu serrer Gillette dans ses bras ! Triboulet était aimé comme un père !
Il fallait faire à jamais rentrer le misérable fou dans son ombre... Il fallait creuser entre lui et la fille du roi un abîme infranchissable...
La duchesse de Fontainebleau frémirait de honte... quand elle saurait que celui qu’elle appelait « son père » s’appelait Triboulet !
”
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