Résumé

Paul Moreau Fous et bouffons : étude physiologique… (1885)

Le plus connu fut un nommé Will Summers, fou de Henri VIII. Ce n'était pas un bouffon ordinaire, et d'après des documents authentiques, Gazeau a pu dire avec raison : « Summers était un homme de coeur et de jugement. Jamais il n'usa de son influence dans son intérêt personnel. Il gardait ses sarcasmes pour les courtisans corrompus, orgueilleux ou cupides. Ce qui honore surtout sa mémoire, c'est l'infatigable persévérance avec laquelle il ne cessa de demander à Henri VIII la grâce de son ancien maître, Richard Farmor 1 ; il parvint à l'obtenir, mais seulement à la fin de la vie du monarque ».
Source : Gallica

Paul Moreau Fous et bouffons : étude physiologique… (1885)

Le passage de l'un à l'autre de ces étals se fait insensiblement et il est difficile de saisir le lien qui réunit les échelons extrêmes, et pourtant incontestablement le crétin tient de l'idiot et de l'imbécile, par l'intelligence du rachitique, et du scrofuleux par le corps. Il y a un véritable métissage, palpable, tangible, indéniable, mais dont on a peine à expliquer le mécanisme de formation : c'est là un de ces nombreux secrets que la nature cache encore à nos yeux et que jusqu'à présent il ne nous est pas donné d'approfondir.
Source : Gallica

Paul Moreau Fous et bouffons : étude physiologique… (1885)

Philippe, de Bébé, le nain du roi de Pologne, de Mariborbola et de Nicolascio Pertinato, le nain de Philippe IV, de Tom-Pouce, le nain gentleman ; ils sont grotesquement hideux : la folie ricane sur leur lèvres épaisses, car l'emploi de fou et de nain se confondent volontiers. Le suprême pouvoir a toujours aimé cette antithèse de la suprême abjection. Un fou contrefait, jouant avec les grelots de sa marotte sur les marches du trône est un contraste dont les rois du moyen âge ne se faisaient pas faute.
Source : Gallica

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