Tom Pouce

Définition et enjeux

Édouard Garnier,  Les nains et les géants (1884)

“ J'aime mieux Tom Pouce quand il redevient gentleman, qu'il tire sa montre, voit l'heure qu'il est, vous offre des pastilles, une prise de tabac ou un cigare, le tout à sa taille. Je l'aime encore lorsqu'il s'asseoit sur un fauteuil doré, qu'il croise ses jambes et vous regarde d'un air fin et presque moqueur. C'est alors qu'il est amusant. Il n'est jamais plus inimitable que quand il n'imite rien, quand il est lui-même. Son originalité, au surplus, ne lui coûte pas de grands efforts ; il y a peu de frais à faire ; il n'a qu'à se montrer, personne ne lui ressemble. ”
Source : Gallica

Jacob et Wilhelm Grimm,  Contes choisis des frères Grimm

“ A peine y avait-il mis le pied, que Tom Pouce s’écria de nouveau : « Plus de fourrage ! je n’en veux plus ! » La frayeur gagna le curé à son tour, et, s’imaginant qu’il y avait un diable dans le corps de la vache, il dit qu’il fallait la tuer. On l’abattit, et la panse, dans laquelle le pauvre Tom était prisonnier, fut jetée sur le fumier.
Le petit eut grand’peine à se démêler de là, et il commençait à passer la tète dehors, quand un nouveau malheur l’assaillit. Un loup affamé se jeta sur la panse de la vache et l’avala d’un seul coup. Tom Pouce ne perdit pas courage.
”
Source : Wikisource

Georges Fath,  Les nains célèbres depuis l'antiquité… (1845)

“ Le général Tom-Pouce avait eu le privilége de triompher en un jour de l'indifférence du peuple le plus blasé, le plus spirituel, le plus capricieux, le meilleur et le plus cruel, le plus railleur et le plus naïf de la terre ; de ce pauvre peuple qui, après avoir ri de ses voisins, rit de lui-même pour passer le temps ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature