“ Éponine et Azelma n'avaient eu garde d'y manquer, et elles avaient mis chacune un de leurs souliers dans la cheminée.Le voyageur se pencha.La fée, c'est-à-dire la mère, avait déjà fait sa visite, et l'on voyait reluire dans chaque soulier une belle pièce de dix sous toute neuve.L'homme se relevait et allait s'en aller lorsqu'il aperçut au fond, à l'écart, dans le coin le plus obscur de l'âtre, un autre objet. Il regarda, et reconnut un sabot, un affreux sabot du bois le plus grossier, à demi brisé, et tout couvert de cendre et de boue desséchée. C'était le sabot de Cosette. ”
Sabot
Définition et enjeux
Le sabot est une structure de corne enveloppant la phalange distale des mammifères ongulés, tels que les chevaux ou les rhinocéros. Chez ces animaux, il se compose de parties différentes, comme la sole et l’ongle, et varie selon les espèces : les périssodactyles (comme le cheval) en possèdent un ou trois, tandis que les artiodactyles (comme les bovins) en ont deux.
Cette structure, cruciale pour leur locomotion, a inspiré des réflexions diverses. Victor Hugo en fait un symbole de misère dans Les Misérables, tandis qu’André Theuriet évoque le métier du sabotier. Les textes scientifiques, comme ceux de Bracy Clark, mettent en évidence son rôle évolutif et biologique. Le sabot, à la fois utile et symbolique, révèle une ampleur de significations qui traversent les disciplines.
Citations sur le sabot
François Coppée,
Œuvres complètes de François Coppée
“ Mais, le lendemain matin, quand la vieille, réveillée par le froid et secouée par son catarrhe, descendit dans sa salle basse, — ô merveille ! — elle vit la grande cheminée pleine de jouets étincelants, de sacs de bonbons magnifiques, de richesses de toutes sortes ; et, devant ce trésor, le sabot droit, que son neveu avait donné au petit vagabond, se trouvait à côté du sabot gauche, qu’elle avait mis là, cette nuit même, et où elle se disposait à planter une poignée de verges. ”
Charles Pradier, Mémoires d'un spahis, ou Six ans en Afrique… (1852)
“ Djerid, mon beau coursier, un arabe à la prunelle ardente, au sabot léger comme l'aile de l'hirondelle, s'est abattu; il fouille le sable avec ses naseaux pour y chercher la fraîcheur. Un frémissement sourd s'est fait entendre, un vent brûlant vient par raffales ; battre nos visages; les yeux, les narrines, la bouche aspirent un sable vitrifié. Tout le monde s'est prosterné la face contre terre, car ce sont les signes précurseurs du simoun, du sirocco. Tenez, le voilà qui mugit; il déplace des montagnes de sable, il en roule les atomes dans ses monstrueux tourbillons ”
