Résumé

Contes de Saint-Santin. 3e série (1870)

Ainsi, pour avoir quitté Bellesme, elle avait perdu en quelques semaines, son nez, sa jambe, son bras, son œil. Pauvre, pauvre Oiseau! vous même, sans y songer, le murmuriez tout bas entre vos chapelets : oh! si à Bellesme, ils me savaient, dans cet état ! —
pour coriace que l'on soit au mal, pour insoucieux de votre propre défroque, que vous ait fait l'habitude de manier les plaies du prochain, il est dur, en vérité, de pâtir loin de tout visage ami, et de sentir qu'on va vous creuser votre fosse, dans une terre qui ne vous connaît pas.
Source : Gallica

Contes de Saint-Santin. 3e série (1870)

Coque rousse Serait douce A trouver Sur la mousse.
Glousse! Glousse!
A couver !
A couver !
— Que veulent-ils dire, ces malheureux? demanda le pâtissier. Les revenants ont de si curieux caprices !
Les esprits des oiseaux vont donc à la forêt comme les grenouilles vont à la mare? Ils sont si tranquilles le jour dans les armoires de leur pavillon neuf au bas de la rue Saint-Michel; et c'est ici qu'ils viennent la nuit faire leur sabat. A couver! à couver! Mais comment pourrait-on les contenter, ces pauvres petits
esprits en peine ?
Source : Gallica

Contes de Saint-Santin. 3e série (1870)

Pourtant, il faut être juste, il se ravisa aussitôt : Tu fouleras le lion et le dragon; — et, sans plus regarder si les bêtes le suivaient, il sauta le fossé, courant vers la malheureuse et mettant deux doigts dans sa bouche, il siffla le lion, — car il l'avait reconnu pour un lion par la ressemblance des images, — il siffla le lion du sifflet le plus aigu qui eût jamais fait frémir la forêt, tout en le menaçant de la terrible houssine qu'il agitait comme un possédé : — Ici, vilaine bête, lui criait-il à vingt pas, allons, arrête-toi et viens ici, entends-tu !
Source : Gallica

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