Contes de Saint-Santin. 3e série (1870)
“ Ainsi, pour avoir quitté Bellesme, elle avait perdu en quelques semaines, son nez, sa jambe, son bras, son œil. Pauvre, pauvre Oiseau! vous même, sans y songer, le murmuriez tout bas entre vos chapelets : oh! si à Bellesme, ils me savaient, dans cet état ! — pour coriace que l'on soit au mal, pour insoucieux de votre propre défroque, que vous ait fait l'habitude de manier les plaies du prochain, il est dur, en vérité, de pâtir loin de tout visage ami, et de sentir qu'on va vous creuser votre fosse, dans une terre qui ne vous connaît pas. ”
