G. Franceschi

Résumé

G. Franceschi Les fameuses Bêtes du Bonhomme (1869)

Mais c'eût été le comble, et celui-là plus que tous autres eût à ses yeux mérité de mourir. La mort, la mort toujours, partout, inévitable. Récapitulons : L'apothéose de Drusille commandait de se réjouir; son décès commandait de s'affliger ; le soin de son salut de n'en rien faire, et n'en rien faire attirait le trépas! Protée lui-même y eût péri. — Qu'on me ramène à l'antre du lion, attendu qu'avec lui, du moins au sujet de l'odeur, on s'en pouvait tirer... en alléguant, comme renard « un rhume ».
Mais le temps vint bientôt où sire lion se caligulisa complétement.
Source : Gallica

G. Franceschi Les fameuses Bêtes du Bonhomme (1869)

Si c'est que je suppose, infâmes morvophiles, honte et vergogne à vous!...
Donc, ce jour-là, — jour néfaste entre tous,— comme le bon vieillard « dormait d'un profond somme (somme est toujours profond chez les gens du Bonhomme) », une mouche abhorrée, soit hasard, soit malice, s'allant poser au bout du nez du jardinier, « mit l'ours... au désespoir! » Vous, peut-être, opinez qu'il n'y avait pas de quoi ; — mais si, mais si; l'impertinente bête pouvait, le chatouillant, réveiller son ami et partant le priver de dives jouissances que l'on goûte au parfait dormir.
Source : Gallica

G. Franceschi Les fameuses Bêtes du Bonhomme (1869)

Alors, si le salut de tous est au prix du dévouement d'un seul, c'est à qui ne sera celui-là; chacun défendra son existence avec autant de vivacité qu'il y tantôt mettait d'indifférence. C'est comme sagement jugea le roi lion, en sire intelligent qu'il était sans conteste, et, sinon par affection, — laquelle chez lui brillait par son absence, — au moins par intérêt (car son peuple détruit, il n'aurait plus de quoi) , s'avisa d'excellent stratagème pour rendre le courage à ses sujets, en leur persuadant qu'un sacrifice unique, expiatoire, apaiserait le ciel et chasserait la peste.
Source : Gallica

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