Le roman du Renard (1909)
“ « Il n'est sage, dit-on, qui parfois ne folleille; » Renard l'éprouva pour son propre compte. Lui, si habile à tromper les autres, se trompa lui-même ce jour-là. Quand il entendit la voix du meunier, qu'il détestait plus particulièrement à cause de son dogue, il répondit, ainsi que Chanteclair le lui avait conseillé: « Oui, je l'emporte à votre nez, à votre barbe. » Le coq ne l'eut pas plus tôt senti desserrer son étreinte qu'il s'échappe — perdant il est vrai quelques pennes, mais enchanté d'avoir échappé au glouton. Il vole au plus haut d'un hêtre et, de là, nargue Renard. ”
