Résumé

Le roman du Renard (1909)

« Il n'est sage, dit-on, qui parfois ne folleille; » Renard l'éprouva pour son propre compte. Lui, si habile à tromper les autres, se trompa lui-même ce jour-là. Quand il entendit la voix du meunier, qu'il détestait plus particulièrement à cause de son dogue, il répondit, ainsi que Chanteclair le lui avait conseillé: « Oui, je l'emporte à votre nez, à votre barbe. » Le coq ne l'eut pas plus tôt senti desserrer son étreinte qu'il s'échappe — perdant il est vrai quelques pennes, mais enchanté d'avoir échappé au glouton.
Il vole au plus haut d'un hêtre et, de là, nargue Renard.
Source : Gallica

Le roman du Renard (1909)

Il attache cette hart aux épaules d'Ysengrin, puis, s'arc-boutant sur la palissade, il fait des efforts désespérés qui n'aboutissent encore à rien.
Mais la douleur, cette fois, arrache au loup des hurlements qui réveillent le vilain. Il se lève en hâte et arrive sur les lieux, tenant, d'une main, une chandelle allumée, de l'autre, une broche à rôtir qu'il a prise en passant par la cuisine.
Il frappe de toutes ses forces dans la direction du loup; mais celui-ci, qui a pu se dégager de la brèche, fait un bond de côté et c'est une citrouille mûre à point qui reçoit le coup.
Source : Gallica

Le roman du Renard (1909)

Ysengrin tient le coupable à la nuque; il le secoue, le terrasse, le foule aux pieds, le mord cruellement. Renard est maltraité comme jamais ne le fut prisonnier en terre sarrasine.
Il est à moitié mort de la peur de mourir ; et, dans son épouvante, il s'écrie:
— Messire loup, vous oubliez que j'ai des fils qui s'efforceront de me venger. Vous oubliez aussi qu'Ermeline, ma dolente veuve, lèvera clameur contre vous et qu'elle sera soutenue auprès du roi par nos parents et nos amis. Vous serez condamné et vos ennemis se réjouiront de votre disgrâce.
Source : Gallica

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